Cet Occident qui prostitue ses valeurs, une interview de Jean Ziegler par Omar Merzoug
Sociologue de réputation internationale, auteur de La Suisse, l’or et les morts (1998), L’empire de la honte (2007), des livres qui ne laissent pas
le lecteur indifférent, Jean Ziegler, qui vient de recevoir le doctorat honoris causa de l’université Paris-VIII publie La haine de l’Occident. Pour la Quinzaine littéraire, il revient sur les fondements de cette haine et l’inconscience, l’irresponsabilité de l’Occident qui s’acharne à la provoquer.
JEAN ZIEGLER
LA HAINE DE L’OCCIDENT
Albin Michel éd., 20€
avril 11, 2009 à 2:00 |
Bonjour Mr Ziegler,
Permettez moi de vous signifier toute ma gratitude pour le role combien precieux que vous avez joué dans la prise de conscience des affaires du monde à travers vos nombreuses et riches publications dont le dernier que je viens de lire:La Haine de l’Occident.
Comme vous l’avez evoqué vous meme,en tant que ressortissant des pays du sud, je ne saurais partager les gesticulations du C.P.I. sur l’inculpation de Oumar El Bechir.Cette histoire reste dans la meme logique de domination occidentale.
Si un jour j’ai la chance de vous rencontrer, je vous dirais de vive voix l’influence que vos oeuvres ont eu sur ma personne.
Toutes mes sincères salutations; je vous souhaite une longue vie afin de continuer à nous produire des oeuvres dont vous seul avez le secret.
Dr Ousseini Sali
D.M.V.
juin 13, 2009 à 1:26 |
Je suis déçue, très déçue par Monsieur Ziegler. Lisant son dernier ouvrage “La haine de l’Occident”, j’étais toute prête à adhérer aux thèses développées par Mr Ziegler. Mais voilà, j’étais dans le grand amphi de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le jour du fameux discours du Président Sarkozy, et votre introduction à ce chapitre me laisse perplexe… c’est quoi l’idée? brosser un tableau convenu et répondant à l’imaginaire occidental que vous vilipendez par ailleurs? Au mois de juillet à Dakar, il ne fait JAMAIS frais ; les étudiants étaient plutôt en jean’s, voire en costume, mais peu en “boubous” ; les gardes du corps français n’étaient absolument pas au désespoir.
Pourquoi transformer la réalité ainsi? pour faire couleur locale? ce n’était pas la peine d’en rajouter, le discours se suffisait à lui-même!
Sachez également que personne au Sénégal ne prend la liberté de dire “Cheikh Anta”, mais on dit avec déférence, “Cheikh Anta Diop”, grand homme s’il en fut. Vous avez gardé les moutons ensemble?
C’est dommage, votre ouvrage perd de sa crédibilité. j’en suis profondément désolée.