Les “Trois femmes puissantes” de Marie NDiaye

Le nouveau livre de Marie NDiaye, Trois femmes puissantes, semble constituer l’événement littéraire de la rentrée. Deux de nos collaborateurs donnent leur avis.

MARIE NDIAYE
TROIS FEMMES PUISSANTES
Gallimard, 320 p., 19 €

“L’exil et la mauvaise conscience”, un article de Marie Etienne

Trois femmes puissantes (en quoi ? nous tenterons de le comprendre), trois moments du roman, largement autonomes et cependant liés les uns aux autres par un pays, le Sénégal, l’atmosphère de malaise, sinon de drame, le crescendo du dénouement.

Norah est avocate, mère d’une enfant, et a un compagnon. Un jour son père lui demande de venir le rejoindre au Sénégal. Ce qu’elle fait. Le malaise dans lequel se débat la jeune femme tient à la situation (déchéance du père, incarcération du frère), ainsi qu’au sentiment de culpabilité qui ne la quitte pas : « Honte à elle », pense-t-elle constamment… Retrouvez la suite de l’article dans la Quinzaine n°998

“Marie NDiaye ou la force des faibles”, un article d’Omar Merzoug

À l’heure où le moindre écrivailleur juge ses humeurs, ses embarras gastriques et ses bleus de l’âme dignes d’être communiqués aux lecteurs, Marie NDiaye nous fait grâce de ces confidences importunes et de ces aveux intempestifs qui fournissent à la trame filandreuse d’un grand nombre d’ouvrages. Douée d’un talent qui n’est gâté ni par l’artifice ni par l’apprêt, elle renoue avec une veine romanesque dont le contenu est tissé d’intrigues multiples et de personnages vivant des aventures. Elle sait ménager des rebondissements, créer des atmosphères et des univers. Avec ce nouveau récit, la romancière restitue, tantôt avec vivacité, tantôt avec nonchalance, mais toujours avec un instinct très sûr du rythme et de l’harmonie, des moments d’existences « prises en tant que livre », selon l’heureuse formule de Novalis.

Entre Norah et son père, qui n’estime que les garçons, il ne peut y avoir qu’un dialogue de sourds ou de fous. « Cela n’a ni sens ni
intérêt d’avoir pour père un homme avec lequel on ne peut pas s’entendre » se répétait Norah qui avait, à l’endroit de son père, « une inépuisable colonne de griefs » tout en sachant « qu’elle ne lui ferait part ni des graves ni des bénins » et « qu’elle ne pourrait jamais
rappeler dans la réalité du face-à-face avec cet homme insondable »… Retrouvez la suite de l’article dans la Quinzaine n°998

15 Réponses à Les “Trois femmes puissantes” de Marie NDiaye

  1. Aurélien dit :

    En effet il y a le choix pour cette rentrée littéraire!

  2. 160.000 ex. vendus à ce jour d’après la presse de ce 21 octobre, bigre !
    J’ai lu quelques extraits. L’esprit du texte est intéressant et vivant. Ce qui gêne ce sont des phrases inintelligibles comme celle-ci : “qu’elle ne pourrait jamais rappeler dans la réalité du face-à-face avec cet homme insondable”, pour “jamais rappeler dans la réalité (le) face à face avec cet homme insondable.” Les autres extraits publiés dans la presse, contiennent ce genre de phrases. C’est lorsque s’établit le dialogue que le naturel revient avec sa force de conviction.
    Mais, je souhaite à Mme Ndiaye, les 250.000 ex. sinon plus.

  3. ALBERDI dit :

    oh cela n en vaut pas la peine Cest d UN VULGAIRE:

    et ce la ne sent pas bon.

    Pour un goncourt!!!

  4. le du dit :

    Mademoiselle NDYAYE je n’achèterai pas votre torchon
    et c’est la première fois depuis 28 ans que je me refuse de lire un prix goncourt.
    De quel droit vous permettez vous de juger la France
    qui est le pays le plus libéral d’europe.
    Allez voir en Italie ou en Espagne où j’ai assisté à des
    scènes style :” salle négresse pousse toi ”
    Bien sùr en bousculant cette jeune fille qui marchait dans une rue de FLORENCE.
    Ne vous étonnez pas que l’extrème droite soit revigorée par vos propos.
    Et moi je n’aime pas vos propos qui sont scandaleux.
    MICHEL LE DU

    • venergirl dit :

      L’extrême droite n’a nulle besoin de Marie N’Diaye pour revivre, un individu comme vous lui assure de beaux jours. Elle se permet de juger la France pour une simple raison, elle est aussi française que vous sinon plus, n’en déplaise à Raoult et aux cons de votre espèce !

    • ANgel dit :

      Votre remarque est tellement stupide et on sent un peu de racisme là dessous.

      • ANgel dit :

        Je crois même que vous n’avez pas bien lu ce livre pour parler ainsi madame Michele Le du.

    • Amrit dit :

      Euh… En France aussi on peut entendre ce genre de remarque raciste et agressive. Cependant, le propos n’est pas là. Vous parlez d’une oeuvre que vous n’avez pas lue. Dommage, le travail d’écriture, la facture, les récits sont tenus d’une main de maître. Ndaye est à lire sans retenue.

  5. Stella dit :

    e vais bien finir par ne plus lire les prix literaires francais. la langue y est de moins en moins claire comme ci l’ecriture devait se distancer de la langue quotidienne pour prendre de la valeur. Comment se fait-il que le style de Moliere ou Voltaire reste si claire et les romans actuels soient si pompeux? Les literatures etrangeres, meme les plus intellectuelles, ne semblent pas soufrir de ce phenomene. Nos pauvres romans non seulement manquent souvent d’interet mais se perdent dans le manierisme stylistique.

    • Maxence Seg. dit :

      Avant de juger de grands auteurs et utilisant vous aussi des termes pompeux et clairement inadaptés, Plongez vous dans le Robert pour réapprendre comme il se doit les acceptions des termes que vous employez et surtout… ouvrez un Bescherelle pour apprendre les règles d’orthographe!

      A quoi bon donner un opinion littéraire quand on est même pas capable soi-même de respecter sa langue en écrivant correctement?

  6. Francen9q dit :

    je viens de terminer le roman qui a “décroché” le Goncourt et je me suis demandé tout au long de la lecture comment il était possible d’obtenir un tel prix avec ce type de littérature. Ecrivez un tel texte lors de vos études littéraires et vous écoperez du commentaire suivant “phrases trop longues, lourdes, style pesant, ampoulé, 8/20 pas plus”. Roman pompeux,manquant cruellement de légèreté dans l’écriture.Le sujet étant déjà suffisamment pénible, le combat des héroïnes suffisamment pesant, que cela aurait dû être contrebalancé par une style plus frais, plus enlevé. A déconseiller absolument.

    • Amrit dit :

      J’apprécie le “plus frais, plus enlevé”, cela passe mieux peut être, on se sent moins mal, moins pris à parti. On lit pour se sentir bien… Les Goncourt sont là pour distraire n’est-ce pas ? Pourtant Ndaye a écrit en tenant compte de son récit et de ce qu’il véhicule. J’ai du mal à concevoir un style “frais” pour de tels récits…

  7. Villon dit :

    Les prix littéraires sont ce qu’ils sont… C’est un peu comme le festival de Cannes pour le cinéma : plus le film retenu est “underground”, plus le jury est excité à l’idée de retenir “son” film.

  8. chantal dit :

    Pour le style, je rejoins vos critiques mais je trouve triste que nous soyons toujours dans une société où l’on est aussi agressif par rapport à quelqu’un qui a quelque chose à dire.Rien n’est jamais tout à fait mauvais. Un artiste ou artisan creuse dans ses entrailles pour nous communiquer ses douleurs, ses plaisirs alors écoutons-les, ressentons-les et nous évoluerons. On ne se grandit pas en se satisfaisant des lieux communs auxquels chacun est imprégné par son passé, son milieu social…..

  9. DEFO FOSSO Guibert dit :

    Bonjour,

    je suis le Directeur de l’imprimerie Braille d’Afrique Centrale Daniel de Rouffigniac. Je souhaite entrer en possession du fichier numérique de l’ouvrage Trois Femmes Puissantes de Marie NDIAYE, Roman, Gallimard.

    Je vais adapter, transcrire et imprimer en Braille pour une étudiante aveugle en sociologie de l’université de Yaoundé I.

    Je vous serais gré de bien vouloir me transmettre en fichier numérique ledit fichier pour me permettre de gagner en temps et pourvoir mettre le document en braille à sa disposition. Je vous promets de conserver la confidentialité de ce fichier. Pour plus de clarté, je vous prie de bien vouloir saisir Mme Madray Le Signe de l’Union Francophone de Aveugle et par ailleurs membres exécutif de l’AVH, Association Valentin Häy.

    Bonne journée et à plus.

    Defo Fosso Guibert,
    +237 77 82 41 19.

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