Il y a quarante cinq ans dans La Quinzaine – n°2 du 1er avril 1966

Il y a quarante cinq ans, le 1er avril 1966, paraissait le n° 102 de la Quinzaine littéraire. Voici ce numéro en intégralité dans lequel vous retrouverez notamment les critiques des ouvrages “Mém-oires de Dirk Raspe” de Drieu La Rochelle, “Partir avant le jour” de Julien Green, La mort crArtemio Cruz” de Carlos Fuentes, “Le Conseil d’Egypte” de Leonardo Sciascia, “Après le banquet” de Yukio Mishima.

Voici en intégralité ce numéro anniversaire, paru il y a tout juste quarante cinq ans.

Retrouvez tous les numéros anniversaires en cliquant sur ce lien

 

D’une Quinzaine à l’autre – du 1er au 15 avril 2011

EXPOSITIONS

REMBRANDT AU MUSÉE DU LOUVRE

Du 21 avril au 18 juillet, le musée du Louvre accueille l’exposition « Rembrandt et la figure du Christ » qui met en exergue Les Pèlerins d’Emmaüs, autour duquel gravitent différentes représentations du Christ, de la main de Rembrandt et de ses élèves. Mais à qui donc pouvait vraiment ressembler le Christ ? Cette question, qui semble avoir reçu jusque-là une réponse unique, Rembrandt la pose de nouveau en plein Siècle d’or. Rembrandt vise à représenter l’émotion éprouvée et suscitée par le Christ, faisant du corps de celui-ci la matière des sentiments. Visage, corps, silhouette générale, autant d’éléments qui composent la « figure » du Christ telle que l’imagine Rembrandt. Pour donner davantage de réalisme à sa représentation, Rembrandt aurait fait poser un jeune homme de la communauté juive d’Amsterdam dans son atelier, et se serait par la suite inspiré de ces études, peintes ou dessinées par lui et ses élèves, dans sa peinture d’histoire. Lire la suite

NIMROD ET WADIH SAADEH LAUREATS DU PRIX MAX JACOB

PRIX MAX JACOB 2011

Le mercredi 6 avril à 18 h 30, l’Ambassadeur de l’Etat du Qatar, la Fondation Gould, le Centre national du livre et le Jury Max Jacob attribuent le prix Max Jacob à Nimrod pour Babel Babylone (Editions Obsidiane) et à Wadih Saadeh pour Le texte de l’absence (Actes Sud). L’année dernière, le prix avait couronné Breyten Breytenbach et Bernard Mazo.

Nimrod, poète, romancier et essayiste, est né au sud du Tchad. Il a reçu notamment le Prix Edouard Glissant pour son roman Le Bal des princes (2008) et le Prix Max Jacob pour le poème Babel, Babylone (2011).

Retrouvez sur le blog un article sur le précédent roman de Nimrod.

 

Wadih Saadeh, poète et journaliste libanais né en 1948. Il a publié plusieur livres de poésie, dont quelques-uns ont été traduits en français ( Le Texte de l’absence et autres poèmes – Editions Actes Sud, Arles, France (2010),qui a reçu le Prix Max Jacob (2011), en anglais, en allemand et en espagnol. Lire la suite

Nimrod, Le départ

La beauté et le malheur, un article de Patrick Sultan

Nimrod, Le départ, Éditions Actes Sud

“Une fois, à Sabangali – quartier où résident mes amis, à deux pas de la route de la Corniche -, un vieux Bornou s’est mis en travers de notre chemin. Nous ayant regardés, il a dit : “- Je vous observe depuis trois semaines. Vous venez pour contempler le crépuscule, vos vous prenez pour des blancs ou quoi ?”

Comme ce paysan qui ne parvient pas à concevoir que l’on puisse sérieusement “contempler” un paysage africain, il nous est difficile de ne pas penser d’abord et seulement au Tchad comme à l’image même du malheur africain. Cet État du continent noir qu’une politique coloniale française, exclusivement soucieuse de ses intérêts stratégiques et économiques, avait découpée selon d’absurdes frontières puis fut incapable d’unifier, semble, depuis son indépendance en 1960, condamnée à la perpétuelle division et aux convoitises de ses nombreux voisins limitrophes. Nimrod, dans Le Départ, superpose à l’évocation tragique de cette impossible nation vouée à une discorde sans fin, une autre dimension, qu’il ne serait pas moins injuste d’oublier ou d’occulter, celle de la beauté. Lire la suite

Journal en public – Maurice Nadeau – Hommage à Jean José Marchand – 1 avril 2011

Journal en public de Maurice Nadeau

Hommage à Jean José Marchand

«Mes amis sont tous au cimetière », me dit Pascal Pia un jour que je l’interrogeais sur ces poètes qu’il avait connus dans les années vingt alors qu’il collaborait au Disque vert de Franz Hellens. Il est vrai que nous conversions à propos d’eux cinquante ans plus tard, et qu’en cinquante ans…

Cette remarque de Pascal Pia me revient alors que lui aussi fait partie de mon cimetière depuis trente ans déjà et que, depuis, d’autres proches, amis et amies, l’ont rejoint. Le temps passe et passe très vite pour le vieillard. Et voici que me sont annoncées deux disparitions qui me touchent de près.

Lire la suite

La Quinzaine des libraires – Ailleurs, en ce pays – 28 mars 2011

 

 

 

 

« La Quinzaine des libraires » vous convie à son 4ème rendez-vous :

« Ailleurs, en ce pays »

L’enregistrement de l’émission se déroulera le 28 mars 2011 à 19h30, au Centre Wallonie Bruxelles ( 46, Rue Quincampoix (niveau-1) – 75004 Paris).
Cette émission, co-produite par La Quinzaine littéraire et 1001libraires.com, sera animée par Hugo Pradelle (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire). Lire la suite

AKIRA MIZUBAYASHI, “Une Langue venue d’ailleurs”

AKIRA MIZUBAYASHI, UNE LANGUE VENUE D’AILLEURS, Gallimard, coll. « L’un et l’autre », 270 p., 21,50 €

Entrer dans la langue, un article de TIPHAINE SAMOYAULT

Après dix-neuf années entièrement monolingues, Akira Mizubayashi est entré dans le français dont il a fait sa passion exclusive. Pour se défendre d’un désaccord ressenti dans sa langue entre les mots et les choses, mais en faisant aussi le choix de devenir un étranger perpétuel.

Qu’est-ce qui pousse quelqu’un à renoncer à sa langue maternelle, à écrire dans une langue étrangère ? On connaît les raisons de Beckett, les raisons de Cioran. Il s’agit souvent de trouver un rapport neuf à la langue, d’éloigner les normes, les réflexes, les références acquises et qui pénètrent parfois inconsciemment ce qu’on écrit. Pour Beckett, il fallait dénuder, ouvrir grâce au français un monde sans arrière-plan, sans double fond. Pour Akira Mizubayashi, qui raconte dans ce texte autobiographique les circonstances de cette entrée dans la langue française, les raisons sont comparables, même si la question est un peu différente parce qu’il n’est pas à proprement parler un écrivain, plutôt un critique, un professeur de littérature. Lire la suite

Il y a quarante ans dans La Quinzaine, du 15 mars 1971 – 45ème anniversaire

45ème anniversaire de La Quinzaine littéraire.

Il y quarante cinq ans naissait, sous l’impulsion de Maurice Nadeau et de François Erval, La Quinzaine littéraire.

Nous sommes le 15 mars 1966, La Quinzaine est en kiosque, elle coûte 2,50 F, et, fidèle à lui-même, Maurice Nadeau pose dès le titre de la troisième page la question qu’on attendait le moins : La Fin du monde ?

Quarante cinq ans plus tard, toujours fidèle au poste, Maurice Nadeau dirige toujours en toute indépendance, son bimensuel littéraire où près de 800 collaborateurs, universitaires, écrivains, traducteurs, spécialistes en leur domaine, se sont succédé pour chroniquer sans défaillances le meilleur de l’actualité de l’édition française et des arts sous toutes ses formes et dans tous les domaines. Lire la suite

BONNES FEUILLES – Plantation Massa-Lanmaux YANN GARVOZ

Yann Garvoz, Plantation Massa-Lanmaux, © MAURICE NADEAU, 312 p., 24 €. (Extrait)

Derrière l’anse de sable noir et ses canots venait une lisière d’épais buissons, au-dessus de laquelle une belle route bordée de palmiers longeait le rivage, franchissait sur un petit pont de bois les ruisselets qui s’écoulaient sur la plage, avant de se transformer ensuite en sentier, et d’aller se perdre derrière les falaises. Au-delà de cette route, passé quelques savanes, commençait à cent ou deux cents pas une plaine légèrement inclinée, semée de bâtiments, de groupes d’habitations et de jardins reliés en tous sens par des chemins – le tout présentant l’aspect d’un village clairsemé de quatre ou cinq cents habitants. Un aqueduc alimentait en plein milieu de cette plaine une grande roue à augets, pour le moment immobile, accolée à un édifice circulaire en pierre, couvert en essentes ; en contrebas se trouvait un autre bâtiment de pierre, rectangulaire, qui dépassait tous les autres par sa taille et son importance, et se rehaussait encore de deux hautes cheminées de briques, d’où ne sortait alors aucune fumée. Ce groupe central s’accompagnait d’un certain nombre d’édifices utiles, ateliers ou magasins, flanqués de quelques maisonnettes. Lire la suite

La Quinzaine n°1034, du 15 au 31 mars

EN PREMIER

Un chantier de démolitions, un article de MONIQUE CHEMILLIER-GENDREAU

L’ÉTAT DÉMANTELÉ, Enquête sur une révolution silencieuse, Sous la direction de Laurent Bonelli et Willy Pelletier, La Découverte/Le Monde diplomatique, 324 p., 20 €

Voilà un ouvrage coup de poing qui, par sa minutie, par la profondeur historique des analyses relatives aux idéologies qui détruisent les bases de la communauté politique, par l’ampleur des champs sociaux analysés, devrait réveiller les citoyens encore inconscients de la situation dans laquelle s’enfonce notre pays.

 

Lire la suite

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 52 followers