Il y a quarante-cinq ans dans La Quinzaine – n°18 du 15 au 31 décembre 1066

Il y a quarante cinq ans, le 15 décembre 1966, paraissait le n°18 de la Quinzaine littéraire. Voici ce numéro en intégralité dans lequel vous retrouverez, entres autres, deux entretiens avec Lukacs et George D. Painter ainsi que les recensions des ouvrages de Henri Michaux ; Parcours ;
Les Grandes Epreuves de l’esprit ; Vers la complétude ;
L’espace du dedans ; par Geneviève Bonnefoi, de Simone de Beauvoir Les Belles Images ; par Madeleine Chapsal, de Claude Mauriac 
L’Oubli ; par Henri Hell, de Jack Kerouac ; Big Sur ; par Jean Wagner, ou de Vladimir Jankélévitch ; La Mort ; par Catherine Backès…

Voici en intégralité ce numéro anniversaire, paru il y a tout juste quarante cinq ans.

Retrouvez tous les numéros anniversaires en cliquant sur ce lien

LE LIVRE
 DE LA QUINZAINE : Henri Michaux Parcours ;
Les Grandes Epreuves de l’esprit ; Vers la complétude ;
L’espace du dedans ; par Geneviève Bonnefoi Lire la suite

Journal en public de Maurice Nadeau – du 15 au 31 décembre 2011

…REPRENONS… La Folie Baudelaire, de Roberto Calasso, je n’étais qu’au début de ma lecture. Je m’étais promis de la poursuivre après des tâches plus pressées. J’ai reçu entretemps, d’Yves Bonnefoy, Sous le signe de Baudelaire (Gallimard). Continue de déferler la « vague » qu’évoque Roberto Calasso. Au vrai, à nous, lecteurs, Baudelaire n’a jamais cessé d’être notre contemporain.

On croit tout connaître de lui. Il y a quelques années Claude Pichois avait fait paraître un Dictionnaire Baudelaire qui permettait de lire le poète mot par mot. Cela n’a pas ralenti le zèle de Roberto Calasso qui s’intéresse, bien sûr, à un individu si singulier dans ce Paris du XIXe siècle, fuyant le monde et les « artistes », couvert de dettes, amoureux de sa mère, surtout après la mort du général Aupick (son beau-père), dépendant de sa maîtresse Jeanne Duval (qui l’estimait peu), comme de son tuteur Maître Ancelle (un brave homme qui le persécutait), opiomane dans une chambre de l’hôtel Pimodan, traité de « mystifi- cateur » par ses soi-disant confrères, et, selon Calasso, « immense expert de l’humiliation » : « il n’y avait pas un endroit où il fut accordé à Baudelaire de respirer librement ». À deux reprises il tente de se suicider, il a vingt-quatre ans lors de la première. La seconde : avant la culbute, à Namur. Lire la suite

La Quinzaine littéraire n°1051 du 15 au 31 décembre 2011

EN PREMIER

Subtils décalages au montage,  un article de ISABELLE ROUSSEL-GILLET

Le Clézio invité du Louvre - 5 novembre 2011 – 6 février 2012

Fantaisies de J.M.G. Le Clézio,  unarticle de AGNÈS VAQUIN

J.M.G. LE CLÉZIO, HISTOIRE DU PIED ET AUTRES FANTAISIES,Gallimard, 350 p., 22 €

Les musées sont des mondes, Gallimard / Musée du Louvre éd., 156 p., 35 €

Sous le titre Histoire du pied et autres fantaisies, J.M.G. Le Clézio nous propose dix textes. Neuf d’entre eux sont des nouvelles. Quant au dixième, À peu près apologue, il jouit d’un statut particulier : l’écrivain s’y implique directement et tente de décrire les cheminements de sa créativité.

ROMANS, RÉCITS

La vidéo est un roman, un article de ALBERT BENSOUSSAN

JUAN FRANCISCO FERRÉ PROVIDENCE, trad. de l’espagnol par François Monti Préface de Julián Ríos (trad. par Geneviève Duchêne) Passage du NordOuest, 632 p., 25 €

Cet énorme roman de l’écrivain espagnol Juan Francisco Ferré, au titre éloquent, est placé sous l’invocation de Lovecraft, le célèbre auteur américain, natif de Providence (Rhode Island), maître du fantastique, révélé chez nous par la collection « Présence du futur » chez Denoël, et âme inspirée de la célèbre revue Planète, ainsi que, plus récemment, par Houellebecq qui lui a consacré une étude digne de ses Particules élémentaires, H. P. Lovecraft : contre le monde, contre la vie. Le livre de Ferré s’ouvre sur une photo de Lovecraft marquée de la phrase « I am Providence », qui orne sa stèle funéraire. Et enfin, l’univers de l’auteur des Montagnes hallucinées se retrouve à chaque détour de chapitre, avec la référence très précise à L’Appel de Cthulhu, l’une de ses plus célèbres nouvelles, à l’origine tout récemment d’un jeu vidéo Call of Cthulhu : Dark Corners of the Earth. Lire la suite

D’UNE QUINZAINE À L’AUTRE – du 15 au 31 décembre 2011

D’UNE QUINZAINE À L’AUTRE

LITTÉRATURE / ESSAI

Berlin, mythes et réalité, Berlin, ville de littérature. Le jeudi 15 décembre, le GoetheInstitut propose une rencontre autour de la scène littéraire berlinoise, durant laquelle Thorsten Dönges, Jochen Schmidt, Jan Valk et Alban Lefranc, exploreront les particularités de cette vie littéraire dont la créativité et la diversité sont caractéristiques du Berlin. GoetheInstitut, 17 av. d’Iéna, 75116 Paris. Entrée libre. Réservation conseillée : 01.44.43.92.30.

Dans le cadre de ces Rendez-vous du salon de lecture, le musée du quai Branly nous invite, le vendredi 16 décembre à 16 h 30, à une rencontre intitulée «Après LéviStrauss : pour une anthropologie à taille humaine », en compagnie d’Alban Bensa et Éric Chauvier. Lire la suite

Dernières parutions – Edition Maurice Nadeau – Olivier Targowla

Né en 1945, Olivier Targowla est écrivain et animateur d’ateliers d’écriture. Il est l’auteur de six romans, publiés aux Editions Maurice Nadeau – Les Lettres nouvelles, et de nombreuses nouvelles qui ont été publiées, entre autres, dans les revues Sarrazines et Ecritures.

Être et re-naître, un article de BENOIT LAUREAU (QL n°1050 du 1er décembre 2011)

Avec Un pas de côté (dans la rumeur du monde), Olivier Targowla renoue avec certains thèmes qui ont irrigué le début de son œuvre – la peur de soi, des autres, la digestion de son enfance – et reste au plus près de celui qui semble guider chacun de ces textes : les errements de la construc- tion de soi. Prenant le contre-pied d’un fantasme particulièrement vif, celui de sortir du monde pour s’accomplir, trouver la paix, devenir soi-même, l’auteur met surtout en scène le besoin impérieux de ses personnages de rentrer dans le monde pour renaître et s’accomplir.

OLIVIER TARGOWLA, UN PAS DE CÔTÉ (DANS LA RUMEUR DU MONDE) Maurice Nadeau, 160 p., 18 €

Les personnages de ce roman sont en dehors d’eux-mêmes, en équilibre, pas tout à fait à leur place. Quand certains avaient presque oublié leur talent, d’autres demeurent hantés par la frustration de ne pouvoir se réaliser. Gildas Ciel-Calé, représentant d’édition à la retraite, échoue au tir, sport où il excelle pourtant d’habitude. Marc Erhlanger, doublure voix qui souffre d’avoir « une voix juste dans un corps faux », bute sur un texte largement à sa portée. Cléo Wilman, doublure lumière, pose pour celles dont elle ne prendra jamais la place et sait que sa peau ne résistera pas à la brûlure des lumières auxquelles elle est exposée. Lire la suite

Dossier Spécial – Cambodge, le procès du régime Khmer rouge

Dossier Spécial – Cambodge, le procès du régime Khmer rouge

Alors que le procès de Nuon Chea, Ieng Sary et Khieu Samphan, principaux dirigeants du régime Khmer rouge encore vivants, a débuté il y a quelque semaines à Phnom Penh, il semble important de faire retour à la fois sur l’une des œuvres essentielles de la littérature cambodgienne et de mettre en perspective les textes qui, à l’occasion da la rentrée littéraire, ont abordé les questions difficiles de la mémoire de la colonisation, des guerres qui ont ensanglanté ce pays et de leurs conséquences compliqués. Dans ce dossier spécial consacré au Cambodge vous pourrez retrouver les articles de Maurice Nadeau et Norbert Czarny consacré à Kampuchéa de Patrick Deville parus dans La Quinzaine n° 1042 du 15 juillet 2011 ainsi que le long et récent article que notre collaborateur Hugo Pradelle a consacré dans La Quinzaine n°1050 aux oeuvres de Soth Polin, Thierry Cruvellier et François Bizot. 

L’épreuve de la complexité, un article de HUGO PRADELLE (QL n°1050 paru le 15 décembre 2011) à propos de : Soth Polin, L’anarchiste La Table ronde, coll. « La petite vermillon », 264 p., 8,50 € / Thierry Cruvellier, Le maître des aveux Gallimard, 392 p., 21 € / François Bizot, Le silence du boureau Flammarion, 256 p., 18 €

Kampuchéa, Patrick Deville dans le Journal en public de Maurice Nadeau (paru dans la QL n°1042 du 15 juillet 2011)

Kampuchéa, Patrick Deville (Seuil) ; (voir la critique de Nobert Czarny parue dans la QL n°1042 du 15 juillet 2011) 

 

Cambodge : L’épreuve de la complexité – à propos de Soth Polin, Thierry Cruvellier et François Bizot

L’épreuve de la complexité, un article de HUGO PRADELLE (QL n°1050 paru le 15 décembre 2011)

Nous redécouvrons le grand roman de Soth Polin (1) qui tourne, les excédant largement, autour des guerres du Cambodge et nourrit une réflexion fulgurante sur la vie, la mort, la folie, la destruction et le dégoût de soi-même. En regard, nous avons pu lire, dans une étrange continuité, des livres français qui interrogent l’histoire de ce pays et certaines de ses incarnations les plus obscures. Lectures effrayantes mais nécessaires et perspectives fort complexes en vérité qui ne peuvent se tracer que selon le régime de l’épreuve.

Soth Polin, L’anarchiste La Table ronde, coll. « La petite vermillon », 264 p., 8,50 €

Thierry Cruvellier, Le maître des aveux Gallimard, 392 p., 21 €

François Bizot, Le silence du boureau Flammarion, 256 p., 18 €

Réfléchir la pure idéalité illusoire et son incarnation, relier dans un même élan l’événement et son intelligibilité, sa source et ses conséquences, demeure peut-être la seule manière de parvenir à affronter l’horreur absolue qui nous saisit lorsque nous évoquons l’histoire du Cambodge et en par- ticulier le délire exterminateur ultra-rationalisé des Khmers rouges, « ce gouffre qui n’en finit pas de broyer les âmes des miens » écrivait Soth Polin, réduisant au néant une mémoire et un ordre du monde qu’il faut redécouvrir. Il faut trouver des formes qui contrecarrent l’indicibilité et rendent compte d’une complexité qui hante longuement, à la manière de fantômes. Lire la suite

WERNER KOFLER, par Laurent Margantin

Un texte plein de crevasses, un article de Laurent Margantin (QL n°1013 parue le 16-04-2010)

Les éditions Absalon continuent à nous faire découvrir un auteur autrichien important, Werner Kofler, de la même génération qu’Elfriede Jelinek. 

WERNER KOFLER, DERRIÈRE MON BUREAU, TRIPTYQUE ALPESTRE I, trad. de l’allemand (Autriche) et présenté par Bernard Banoun, Éditions Absalon, 188 p., 18,50 euros

 CAF’CONC’TREBLINKA, REPRÉSENTATION PRIVÉE, trad. de l’allemand (Autriche) et postface par Bernard Banoun, Éditions Absalon, 61 p., 9,50 euros

 Qu’on ne s’attende pas, en lisant Werner Kofler, à suivre une histoire linéaire, avec des personnages aux identités bien définies, dans une époque ou une situation historique fidèlement rendues à travers des descriptions impeccables. Nous sommes, avec Derrière mon bureau, comme avec Automne, liberté publié chez le même éditeur l’an dernier (1), à mille lieues de cette pratique de la littérature pour laquelle compte la fidélité au réel et au possible. Werner Kofler explore au contraire, dans une ascension vertigineuse, ce qui reste, sur un plan littéraire, irreprésentable, ce que l’écriture romanesque de notre temps recouvre par une fidélité absolue – une obéissance totale ? – au réel, c’est-à-dire à ce qui est, mais aussi à ce qui a pu, pourrait ou aurait pu être réel – quatre dimensions de la réalité que l’auteur autrichien, pas à pas, page après page, anéantit avec une cruauté et une ironie sans égales (d’où le sous-titre de Derrière mon bureau : “ actes de vengeance ”). Lire la suite

Werner Kofler, “Automne, liberté”

ROMANS, RECITS LITTERATURE (contemporaine)

Werner Kofler : “L’art doit détruire la réalité”,  un article de Laurent Margantin (QL n°983 parue le 01-01-2009

Rejetant le réalisme, tout un courant de la littérature autrichienne conjugue critique de la société et bouleversement des structures romanesques traditionnelles. Werner Kofler s’inscrit dans la lignée des grands prosateurs de langue allemande occupés à défaire tous les codes de l’écriture littéraire.

Werner Kofler, Automne, liberté (Herbst, Freiheit, Nahorstück) trad. de l’Allemand par Bernard Banoun Absalon

Automne, liberté est sa première œuvre publiée en français. Il ne s’agit pourtant pas d’un jeune auteur prometteur dont le succès dans son pays aurait poussé un éditeur à nous le faire découvrir en France. Kofler est au contraire un écrivain reconnu en Autriche. Né en Carinthie (d’où était aussi originaire le politicien d’extrême-droite Jörg Haider récemment disparu dans un accident de voiture), il fait partie de la même génération qu’Elfriede Jelinek (il est né en 1947, elle un an plus tôt). On rattache ordinairement cet auteur à Thomas Bernhard, dont il partage le goût pour la polémique et l’invective, même si, à le lire, c’est plutôt l’étonnante proximité avec Jelinek qui frappe, notamment par son recours constant au collage et au montage, qui correspond à une vaste entreprise de démolition des formes littéraires consacrées. Lire la suite

Il y a quarante-cinq ans dans La Quinzaine – n°17 du 1er au 15 décembre 1066

Il y a quarante cinq ans, le 1er décembre 1966, paraissait le n°17 de la Quinzaine littéraire. Voici ce numéro en intégralité dans lequel vous retrouverez, entres autres, deux entretiens avec Lukacs et George D. Painter ainsi que les recensions des ouvrages de Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem Rapport sur la banalité du mal, par Roger Errera ; Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, par Maurice Nadeau ; Juan Rulfo, Le Llano en flammes, par Jacques Fressard ; Dr. Sidney Cohen, L.S.D. 25, par René de Solier…

Voici en intégralité ce numéro anniversaire, paru il y a tout juste quarante cinq ans.

Retrouvez tous les numéros anniversaires en cliquant sur ce lien

LE LIVRE DE LA QUINZAINE - Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem Rapport sur la banalité du mal, par Roger Errera

ENTRETIEN - Lukacs : revenir au concret, propos recueillis par Naim Kattan Lire la suite

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