Décryptage de la photographie inconnue de Rimbaud adulte

Récemment redécouverte, le cliché représentant le poète a finalement été daté. Le photographe et la plupart des figurants ont également été identifiés.

Aden, août 1880 : Arthur Rimbaud et ses compagnons de L’Univers

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Par Jean-Jacques Lefrère

On se souvient qu’il y a deux mois, une photographie inconnue de Rimbaud, la première montrant avec netteté ses traits d’adulte, a été rendue publique. Elle montre l’ancien poète à Aden, assis au sein d’un groupe, sur la véranda de l’Hôtel de l’Univers.

Le document, qui figurait parmi une trentaine de clichés d’Aden à la fin du XIXe siècle, provenait des archives de Jules Suel, propriétaire de cet hôtel où Rimbaud résida à diverses reprises et où il se fit parfois adresser son courrier. Le poète reconverti dans le négoce fut en outre en relations d’affaires, notamment au moment de son expédition d’armes à travers le désert dankali, avec ce Suel qui était une personnalité importante de la communauté française locale — une communauté au demeurant fort réduite, dont les membres sont connus, et nous serions bien en peine, après une trentaine d’années de travaux sur le sujet, de citer un bien grand nombre de noms de ressortissants français dans l’Aden de cette époque.

En publiant cette photographie de Rimbaud, nous escomptions que des lecteurs pourraient nous aider à identifier les autres figurants de ce ” coin de table ” d’Aden, à mieux en cerner le contexte, voire de situer la photographie dans le temps. Cet espoir n’était pas vain, et les choses n’ont pas traîné, puisque nous sommes aujourd’hui en mesure de dater le document de manière très précise et d’indiquer l’identité probable de la majorité des personnages.

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Il y a quarante ans dans la Quinzaine

Dans le numéro 83, daté du 16 novembre 1969, Claude Bonnefoy explorait le thème de l’enfance chez onze romanciers français, à l’instar d’Hélène Cixous, Louis Calaferte, Michel Polac et Jeanne Cressanges… Maurice Chavardès chroniquait L’éternité plus un jour de Georges-Emmanuel Clancier, André Dalmas parlait lui des Guerillères de Monique Wittig, et Gilles Lapouge de Miroir brisé de Jean Sulivan… Marc Pierret s’entretenait avec le compositeur et théoricien de la musique Pierre Schaeffer. Françoise Choay rendait compte des Arts du Moyen Age et des Temps Modernes de Jean Taralon, Mayer Shapiro et Antony Blunt ; la Rétrospective Giacometti, Paris 1969 était chroniquée par Jean Selz. Sous le titre “Un scandale littéraire à Rome” (Quand un bureaucrate soviétique attaque un intellectuel communiste italien), Guido Davico Bonino parlait de Vittorio Strada et Vsevolod Kochetov, et Gilles Sandier donnait son sentiment sur les Tambours et trompettes de Bertolt Brecht. Sans oublier Georges Perec, qui poursuivait son feuilleton quinzomadaire. Voici en intégralité ce numéro anniversaire, paru il y a tout juste quante ans…

Cliquez sur ce lien pour accéder au Quinzaine_083

Gwenaëlle Aubry, pour qui vous prenez-vous ?

L’écrivain  Gwenaëlle Aubry vient d’obtenir le Prix Fémina 2009 pour son dernier ouvrage intitulé “Personne” (Mercure de France). En 2004, elle participait au numéro spécial estival de la Quinzaine intitulé “Pour qui vous prenez-vous“. Voici, en intégralité, le texte que l’auteur avait écrit à l’époque. Pour retrouver les autres chroniques consacrées à Gwenaëlle Aubry, sur ses livres ” Le Diable détacheur” (numéro 763 du 1er juin 1999) et “L’Isolement” (Q.L. 858 du 16 juillet 2003), rendez-vous sur le site de la Quinzaine littéraire.

“Pour qui vous prenez-vous”, par Gwenaëlle Aubry

“Vous me demandez pour qui je me prends.

Mais pour rien, puisque je ne m’attrape pas.

Ou pour personne, dirait Ulysse au Cyclope, afin qu’il ne l’attrape pas.

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Prix Renaudot (essais) pour “Alias Caracalla”, de Daniel Cordier

“Alias Caracalla, Mémoires, 1940-1943″, le livre de Daniel Cordier vient d’être couronné par le prix Renaudot (essais). Dans la Quinzaine n° 995, Pascale Goetschele chroniquait cet ouvrage (article que nous publions intégralement ci-dessous). Pour retrouver les autres chroniques consacrées à Daniel Cordier, écrits à l’occasion de ses deux biographies de Jean Moulin, “Jean Moulin, L’Inconnu du Panthéon”et “Jean Moulin, la république des catacombes“, rendez-vous sur le site de la Quinzaine.

“Une histoire ‘au cordeau’”, un article de Pascale Goetschel

DANIEL CORDIER
ALIAS CARACALLA, MÉMOIRES, 1940-1943
Gallimard, coll. ” Témoins “, 944 p. 32 euros

Afin d’avoir le cœur net sur la teneur des activités de Jean Moulin sous l’Occupation allemande et pour répondre aux accusations taxant l’homme de de Gaulle en France de crypto-communiste, Daniel Cordier, rompant avec des années de silence, commençait, à partir de 1977, des recherches systématiques sur son “patron”. Après quatre imposants volumes biographiques parus entre 1989 et 1990, il offre, dans “Alias Caracalla” une autre méthode d’investigation : le jeu de la reconstitution au scalpel des liens entre la France libre et la Résistance intérieure, lus au prisme des mois passés aux côtés de Jean Moulin.

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L’Assomption de Claude Lévi-Strauss

En hommage à Claude Lévi-Strauss, le père du structuralisme disparu le 30 octobre dernier, voici l’article que lui avait consacré Jean José Marchand le 16 octobre 1991. Retrouvez en bas de page la liste de tous les articles sur Claude Lévi-Strauss parus dans la Quinzaine. Si vous souhaitez consulter ces chroniques, rendez-vous sur le site de la Quinzaine. Pour en savoir plus sur cet anthropologue et ethnologue français, consultez le dossier qui lui a été consacré sur le site de l’Express, et découvrez son portrait en images sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina).

L’Assomption de Claude Lévi-Strauss
par Jean José Marchand

Il est évident que Claude Lévi-Strauss s’est amusé en intitulant Du côté du brouillard la première partie de son Histoire de Lynx. En effet, au bout de 30 pages nous n’y voyons goutte à travers tous ces mythes minutieusement racontés qui s’accumulent sous nos yeux. Le grand écrivain – car il n’y a aucun doute que Lévi-Strauss reste un grand prosateur, même quand il nous mène chez les Topinambous, chers à Boileau – a voulu éprouver notre patience.

Il faut persévérer. Car dans la deuxième partie tout s’éclaire. Ici, le moraliste – non celui qui fait de la morale mais celui qui réfléchit sur les moeurs – prend la parole. Il relit ce que Montaigne a écrit des Indiens d’Amérique, en tire une leçon de relativisme absolu : “Nous n’avons aucune communication à l’estre”. Il deviendrait presque impossible de vivre, si nous ne constations parfois que l’homme trouve des satisfactions sensibles à vivre comme si la vie avait un sens, bien que la sincérité intellectuelle assurer qu’il n’en est rien. Il est “sage de vivre en accord avec soi”, ajoute Lévi-Strauss, démolissant au passage les maximes consolantes sur la “conscience morale” qui furent si à la mode pendant les années 80 (il est ici en contradiction avec son érudit commentateur Hénaff). Mais, si ce scepticisme réduit la religion à une convenance, il neutralise tout jugement : restons dans notre civilisation et n’hésitons pas à détruire les autres.

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Vous entendez ça ? par Norbert Czarny (pour Anne Sarraute)

” VOUS ENTENDEZ ÇA, MAURICE ? “
Tu es élégante et légère, toujours pleine d’énergie, décidée. Aussi entendra-t-on les imparfaits que j’emploie comme du présent. Ils traduisent l’éloignement dans l’espace. Tu es partie en Grèce ou à New-York, ailleurs peut-être, tu ne m’as pas dit où, histoire de me laisser deviner. Au pays des gens qui te ressemblent. Lire la suite

Pour Anne Sarraute par Tiphaine Samoyault

Pour Anne,

Anne ne nous a pas habitués à l’absence. Ni à ses absences, qu’elle n’avait pas, ni à son absence parce qu’elle ne l’était pas : jamais malade, toujours présente, toujours vive et vivante. Il semblait que sur elle le temps n’avait pas de prise. Lire la suite

Comprendre Betancourt par André-Marcel d’Ans

Quinzaine littéraire n° 972 du 1er juillet 2008Quelques jours avant la libération d’Ingrid Betancourt, la Quinzaine littéraire publiait cet article d’André-Marcel d’Ans. Concours de circonstances étrange, ceci allait devenir sa dernière contribution. André Marcel d’Ans nous quittait cette même semaine. Voyez ci-dessous l’hommage qui lui est rendu.
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André-Marcel d’Ans nous a quitté

Au moment où nous terminons la mise en pages de ce numéro nous apprenons que vient de mourir d’une crise cardiaque notre ami André-Marcel d’Ans.

André Marcel d\'Ans
André-Marcel d’Ans

Depuis de nombreuses années il était le collaborateur privilégié de la Quinzaine pour l’anthropologie sociale et l’ethnologie que, professeur à Paris VII qu’il a enseignées jusqu’à sa retraite. Chercheur, il était spécialiste de l’Amérique latine et de la Caraïbe, notamment au Honduras, sur lequel portaient ses derniers livres.
Cette disparition nous frappe d’autant plus que lors du dernier comité de rédaction il paraissait en excellente santé et nous remettait l’article paru dans notre dernier numéro sur l’otage Ingrid Betancourt, depuis heureusement libérée.
Avec tout le comité de rédaction nous partageons la peine de Linette d’Ans et de la famille.

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Foire photo Révélations

Après le succès de la 1ère édition, Révélations revient pour une 2e édition. 50 photographes exposés pour une expo-vente qui aura lieu sur 2 jours les 21-22 Juin 2008.
Le vernissage a lieu samedi à 18h, des danseurs viendront interpréter les images
http://www.myspace.com/revelation_fr

Le vernissage aura lieu samedi 21 à 18h, des danseurs viendront interpréter les photos à partir de 19h et refont leur performance le lendemain à 15h.

L’adresse: 10-18 rue des terres au curé 75013 Paris M°Porte d’Ivry/Olympiades

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