Entretien avec Carlos Fuentes -”Terra Nostra” ? Une méditation sur le pouvoir
mai 16, 2012 3 Commentaires
Terra Nostra” ? Une méditation sur le pouvoir. (entretien avec Carlos Fuentes paru dans la QL n°309 du 16 septembre 1979)
De Carlos Fuentes, dont cinq romans, un recueil de nouvelles et deux pièces de théâtre ont déjà paru en français, Gallimard publie un roman de 1 200 pages depuis longtemps attendu : Terra Nostra (traduit par Céline Zins).
Ce roman-gigogne, qui commence et se termine à Paris, brasse le mythe du Nouveau Monde espagnol’dans ses rapports avec le vieux continent et les fantômes du passé : Charles Quint, Philippe II, Charles II dit “l’Ensorcelé”, figures diverses d’un personnage unique : le monarque éternel de toutes les Espagnes, siégeant en un seul lieu : l’Escurial..
L’ouvrage abolit toute chronologie et se déroule en spirales où tout est signe et symbole, mais où la réalité et l’Histoire ont leur part. Il peut être considéré comme une œuvre maîtresse de ce “baroque” latino-américain qui compte déjà d’éminent représentants : Cortazar, Carpentier, Garcia Marquez, Mario Vargas-Llosa.
Notre collaborateur Manuel Osorio s’est entretenu de Terra Nostra avec Carlos Fuentes. D’autre part. Milan Kundera a réservé à la Quinzaine littéraire une étude sur Terra Nostra. Nous la publierons dans un de nos prochains numéros.
Propos recueillis par Manuel Osorio
Carlos Fuentes naît au Mexique en 1928. Son père, diplomate, emmène sa famille de chancellerie en chancellerie, et Carlos Fuentes fréquente les écoles et les lycées de New York, Mexico, Montevideo, Buenos Aires, Santiago du Chili et Rio de Janeiro. Il fait ses études universitaires à Mexico et à Genève.. Très tôt il écrit.
Carlos Fuentes. — Le fait est qu’à sept ans j’écrivais un journal pour moi — pas un journal intime — un quotidien si vous voulez, au crayon, avec des dessins que je faisais moi-môme, etc. La première fois que j’ai publié, j’avais douze ou treize ans, c’était des nouvelles qui parurent au Chili, dans le “Bulletin de l’Institut national”, fondé par Victor Lastarria…
Depuis, bien d’autres sont venus… La Région la plus transparente, la Mort d’Artemio Cruz, Changement de peau qui obtint le prix Biblioteca Brève, pour ne citer que les plus connus, et aujourd’hui traduit en français Terra Nostra. Ce dernier roman a valu à son auteur le prix qui fait “très bonne renommée et ceinture dorée” en Amérique latine, le “Romulo Gaillego” du Venezuela. Lire la suite


Entretien 
Une somme sur Maus, un article de NORBERT CZARNY
GARY SHTEYNGART, SUPER TRISTE HISTOIRE D’AMOUR, trad. de l’anglais (ÉtatsUnis) par Stéphane Roques L’Olivier, 416 p., 23 €
Un roman barbare et envoûtant, un article de HUGO PRADELLE





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