Gwenaëlle Aubry, pour qui vous prenez-vous ?

novembre 13, 2009

L’écrivain  Gwenaëlle Aubry vient d’obtenir le Prix Fémina 2009 pour son dernier ouvrage intitulé “Personne” (Mercure de France). En 2004, elle participait au numéro spécial estival de la Quinzaine intitulé “Pour qui vous prenez-vous“. Voici, en intégralité, le texte que l’auteur avait écrit à l’époque. Pour retrouver les autres chroniques consacrées à Gwenaëlle Aubry, sur ses livres ” Le Diable détacheur” (numéro 763 du 1er juin 1999) et “L’Isolement” (Q.L. 858 du 16 juillet 2003), rendez-vous sur le site de la Quinzaine littéraire.

“Pour qui vous prenez-vous”, par Gwenaëlle Aubry

“Vous me demandez pour qui je me prends.

Mais pour rien, puisque je ne m’attrape pas.

Ou pour personne, dirait Ulysse au Cyclope, afin qu’il ne l’attrape pas.

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Prix Renaudot (essais) pour “Alias Caracalla”, de Daniel Cordier

novembre 6, 2009

“Alias Caracalla, Mémoires, 1940-1943″, le livre de Daniel Cordier vient d’être couronné par le prix Renaudot (essais). Dans la Quinzaine n° 995, Pascale Goetschele chroniquait cet ouvrage (article que nous publions intégralement ci-dessous). Pour retrouver les autres chroniques consacrées à Daniel Cordier, écrits à l’occasion de ses deux biographies de Jean Moulin, “Jean Moulin, L’Inconnu du Panthéon”et “Jean Moulin, la république des catacombes“, rendez-vous sur le site de la Quinzaine.

“Une histoire ‘au cordeau’”, un article de Pascale Goetschel

DANIEL CORDIER
ALIAS CARACALLA, MÉMOIRES, 1940-1943
Gallimard, coll. ” Témoins “, 944 p. 32 euros

Afin d’avoir le cœur net sur la teneur des activités de Jean Moulin sous l’Occupation allemande et pour répondre aux accusations taxant l’homme de de Gaulle en France de crypto-communiste, Daniel Cordier, rompant avec des années de silence, commençait, à partir de 1977, des recherches systématiques sur son “patron”. Après quatre imposants volumes biographiques parus entre 1989 et 1990, il offre, dans “Alias Caracalla” une autre méthode d’investigation : le jeu de la reconstitution au scalpel des liens entre la France libre et la Résistance intérieure, lus au prisme des mois passés aux côtés de Jean Moulin.

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L’Assomption de Claude Lévi-Strauss

novembre 4, 2009

En hommage à Claude Lévi-Strauss, le père du structuralisme disparu le 30 octobre dernier, voici l’article que lui avait consacré Jean José Marchand le 16 octobre 1991. Retrouvez en bas de page la liste de tous les articles sur Claude Lévi-Strauss parus dans la Quinzaine. Si vous souhaitez consulter ces chroniques, rendez-vous sur le site de la Quinzaine. Pour en savoir plus sur cet anthropologue et ethnologue français, consultez le dossier qui lui a été consacré sur le site de l’Express, et découvrez son portrait en images sur le site de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina).

L’Assomption de Claude Lévi-Strauss
par Jean José Marchand

Il est évident que Claude Lévi-Strauss s’est amusé en intitulant Du côté du brouillard la première partie de son Histoire de Lynx. En effet, au bout de 30 pages nous n’y voyons goutte à travers tous ces mythes minutieusement racontés qui s’accumulent sous nos yeux. Le grand écrivain – car il n’y a aucun doute que Lévi-Strauss reste un grand prosateur, même quand il nous mène chez les Topinambous, chers à Boileau – a voulu éprouver notre patience.

Il faut persévérer. Car dans la deuxième partie tout s’éclaire. Ici, le moraliste – non celui qui fait de la morale mais celui qui réfléchit sur les moeurs – prend la parole. Il relit ce que Montaigne a écrit des Indiens d’Amérique, en tire une leçon de relativisme absolu : “Nous n’avons aucune communication à l’estre”. Il deviendrait presque impossible de vivre, si nous ne constations parfois que l’homme trouve des satisfactions sensibles à vivre comme si la vie avait un sens, bien que la sincérité intellectuelle assurer qu’il n’en est rien. Il est “sage de vivre en accord avec soi”, ajoute Lévi-Strauss, démolissant au passage les maximes consolantes sur la “conscience morale” qui furent si à la mode pendant les années 80 (il est ici en contradiction avec son érudit commentateur Hénaff). Mais, si ce scepticisme réduit la religion à une convenance, il neutralise tout jugement : restons dans notre civilisation et n’hésitons pas à détruire les autres.

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Exposition Kandinsky au Centre Pompidou

mai 8, 2009

“Un monde nouveau : Kandinsky”, un article de Georges Raillard

KANDINSKY
Exposition réalisée en collaboration avec la Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau,
Munich et le Salomon R. Guggenheim Museum, New York
Centre Pompidou, 8 avril – 10 août 2009
Catalogue sous la dir. de Christian Derouet 360 p, 44,90 €

Une exposition éblouissante. Le regard et l’esprit sont conviés ensemble. Dans les salles de Beaubourg sont disposées au mieux des œuvres venues des trois gisements richissimes de l’œuvre de Kandinsky : Munich, New York, Paris. Cette rencontre exceptionnelle est présentée successivement dans les trois villes dont les grands musées ont bénéficié d’achats, et surtout de dons, legs et dations qui permettent de suivre les passages et les stations du cheminement de Kandinsky à la recherche d’un « monde nouveau » où seraient unies la nécessité « intérieure » et la construction d’un monde.

Extrait de l’article : “Un cavalier blanc, des débuts de l’œuvre, y conduit ; blanc dans l’Apocalypse, le cavalier est entré dans l’Histoire de l’art sous
l’appellation, devenue fameuse, de Cavalier bleu (1912). Dans cette période primitive de son art se rencontrent tous les chemins de Kandinsky. Dans la peinture, dans les esquisses. Mais outre la peinture et la gravure, l’écriture. En prose et en vers. En 1910 Du Spirituel dans l’art, en 1913 Regards sur le passé. En 1912 les poèmes de Klänge (Sonorités). Un des poèmes est intitulé Quelque chose. Quelque chose que le poète voit et dit, quelque chose à faire apparaître : « Un cheval blanc restait tranquillement sur ses longues jambes. Le ciel était bleu. Les jambes étaient longues. Le cheval était immobile (…). Il était vivant. Vivant comme “la fleur bleue sur la prairie”. » Restait, pour bâtir un monde, à tendre un fond, un toit, des parois. Avant sa mort, il le réalise. C’est Bleu Musical.
Retrouvez la suite de l’article dans La Quinzaine n°991.


La postérité du Bauhaus en Amérique

janvier 4, 2009

Une excellente occasion de (re)découvrir les talents de photographe et de designer de Nathan Lerner, un héritier américain du Bauhaus. Il a en effet fréquenté le New Bauhaus de Chicago avant de devenir un designer renommé. C’est grâce à un don de la femme de Nathan Lerner, la pianiste Kiyoko Lerner, que cette exposition a pu être organisée.

Au musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, 71 rue du Temple, hôtel de Saint-Aignan, 75003 Paris. Tous renseignements au 01.53.01.86.60. www.mahj.org (tf entre 4 et 5,5 €).


Comprendre Betancourt par André-Marcel d’Ans

juillet 4, 2008

Quinzaine littéraire n° 972 du 1er juillet 2008Quelques jours avant la libération d’Ingrid Betancourt, la Quinzaine littéraire publiait cet article d’André-Marcel d’Ans. Concours de circonstances étrange, ceci allait devenir sa dernière contribution. André Marcel d’Ans nous quittait cette même semaine. Voyez ci-dessous l’hommage qui lui est rendu.
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Un article inconnu de Rimbaud : ” Le rêve de Bismarck “

juin 5, 2008

Quinzaine littéraire n° 969 du 16 mai 2008

Par Jean-Jacques Lefrère

En novembre 1870, le photographe Émile Jacoby fonda à Charleville un quotidien radical auquel il donna le titre de Progrès des Ardennes. Le but de ce journal politique, littéraire, agricole et industriel était de concurrencer le conservateur et bien-pensant Courrier des Ardennes, quotidien départemental qui avait déjà quelque ancienneté, ayant été fondé en 1833. Né en 1814 dans le Gers, Philippe Émile Jacobs, dit Jacoby, était un vieux Républicain portant la barbe blanche des quarante-huitards. Il ne lui déplaisait pas de passer pour un ancien proscrit du 2 décembre, ce qu’il avait d’ailleurs peut-être été. Lisez la suite de cette entrée »


Laurent Cantet, l’ensemble des rapports humains

mai 31, 2008

Archive

Revue N° 778 parue le 01-02-2000

Faut-il une fois encore entériner l’hypothèse d’une ” crise “
dans le cinéma ? Entre les exigences dérisoires de quelques
metteurs en scène frustrés qui confondent la critique et la
publicité, d’un côté, et puis, de l’autre côté, les calfeutrages
et les rancoeurs que découpe la paranoïa de cette critique, il
semblerait, vu de loin, qu’il apparaisse quelque chose
comme des lézardes. Mais on peut se demander aussi si
l’abîme ne s’est pas ouvert ailleurs, entre un cinéma fasciné
par l’avenir radieux de sa modernité et une autre manière de
filmer, plus distante et plus attentive, qui ne craint pas de
laisser filer ses comédiens et s’installe avec prudence dans
ce que Martin Heidegger appelle ” le libre jeu de l’éclaircie “. Lisez la suite de cette entrée »


10e Festival littéraire par monts et par mots

mai 15, 2008

Nous reprenons ici les éléments du dossier de presse

Villa départementale Marguerite Yourcenar
2266, route du Parc
59270 Saint-Jans-Cappel (Nord)
Informations / réservations
tél : 03 28 43 83 00
www.cg59.fr : rubrique festival Par Monts et Par Mots
Accès gratuit à toutes les manifestations du Festival
(Réservation obligatoire pour certains spectacles et lectures)
Relations Presse
2e Bureau / Sylvie Grumbach
Contacts : Martial Hobeniche, Sylvain Poisson
m.hobeniche@2e-bureau.com
Tél : +33 (0)1 42 33 93 18
Département du Nord
Contact : Sarah Philippe
Tél : +33(0)3 20 63 52 28

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PLUMES REBELLES, salon du livre d’Amnesty International France

janvier 27, 2008

se déroulera à Rennes, les 2 et 3 février 2008

Nous reproduisons ci-dessous le communiqué de presse
dossier-de-presse-pr-2008.pdf