L’avion, l’amour, le ciel, la tristesse et l’espoir, un article de Christine Spianti
SIMONE DE BEAUVOIR, TOUT CONNAÎTRE DU MONDE
Textes choisis et présentés par Éric Levéel, coll. « Voyager avec… »
La Quinzaine littéraire/Louis Vuitton éd., 272 p., 26 €
En cette année 2008 où l’on se souvient que Simone de Beauvoir est née le 9 janvier 1908, ce recueil retrace tous les voyages qu’elle a effectués, à travers des textes tirés de sa correspondance et de ses mémoires, réunis sous le titre Tout connaître du monde. Trois lettres de Sartre inédites et les photos en noir et blanc de Janine Niepce complètent ce volume. L’ensemble évoque plusieurs époques du monde, des années 30 aux
années 70, des histoires de gens et de paysages si changés depuis. Une passion de la découverte aussi, quand, de Meyrignac à Gao, en passant par Londres et l’Amazonie, chaque jour mène quelque part.
Démocratie décérébrée et mondialisation émotionnelle, un article de Laurence Zordan
AL GORE, LA RAISON ASSIÉGÉE
Fayard éd., 319 p., 21 €
DOMINIQUE MOÏSI, LA GÉOPOLITIQUE DE L’ÉMOTION
Flammarion éd., 268 p., 20 €
La démocratie délibérative, supposant débats, arguments, est-elle supplantée par une démocratie décérébrée, une fois que la raison assiégée a rendu les armes devant l’émotion ? « Raison assiégée », alors que le titre original de l’ouvrage d’Al Gore ne met pas l’accent sur l’aspect obsidional, mais sur l’assaut.
Rencontre avec Amos Oz, entretien
Amos Oz était à Bastia le 29 novembre dernier, pour recevoir le prix Ulysse, remis par l’association Arte Mare, et qui consacre un auteur du Bassin méditerranéen. Le romancier israélien est dans l’actualité puisque avec David Grossmann, Abraham Burg et des ex-militants du Parti Travailliste, il crée un parti « Colombe », qui présentera des candidats aux élections de février 2009. Nous l’avons interrogé sur ce thème comme sur bien d’autres, plus littéraires, qui traverse son oeuvre.
Variations sur la mort, un article de Gabrielle Napoli
SÁNDOR MÁRAI, LE PREMIER AMOUR
trad. du hongrois par Catherine Fay
Albin Michel éd., 320 p., 20 €
C’est le premier roman de celui qu’Imre Kertész considère comme le plus remarquable des écrivains hongrois que la traduction de Catherine Fay nous permet de lire aujourd’hui. Les fidèles de Sándor Márai retrouveront dans Le PremierAmour la finesse d’analyse du romancier. Loin des Mémoires de Hongrie ou de Libération, qui mettent davantage l’accent sur l’Histoire hongroise, il s’agit ici de se plonger, grâce à la forme du
journal intime, dans l’intériorité, bouleversée et bouleversante, d’un professeur de latin d’une petite ville de province, à quelques mois de la retraite.
Werner Kofler : « L’art doit détruire la réalité », un article de Laurent Margantin
WERNER KOFLER, AUTOMNE, LIBERTÉ
Herbst, Freiheit, Nahorstück
trad. de l’allemand par Bernard Banoun
Absalon éd., 128 p., 17 €
Rejetant le réalisme, tout un courant de la littérature autrichienne conjugue critique de la société et bouleversement des structures romanesques traditionnelles. Werner Kofler s’inscrit dans la lignée des grands prosateurs de langue allemande occupés à défaire tous les codes de l’écriture littéraire.
Le voyage qui ne finit jamais, un article de Hugo Pradelle
NORDAHL GRIEG, LE NAVIRE POURSUIT SA ROUTE (Skibet gaar videre)
trad. du norvégien par Hélène Hilpert et Gerd de Mautort (revu par Ph. Bouquet)
Les Fondeurs de Briques éd., 172 p., 16 €
Soixante ans après sa première publication en France, nous redécouvrons, dans une traduction largement remaniée, le plus célèbre roman de Nordahl Grieg (1902-1943), figure de proue des lettres norvégiennes. Un huis clos maritime et lyrique qui s’inscrit dans une filiation passionnante et inépuisable.
François Caradec, donnez régulièrement de vos nouvelles !, un article de Jean-Jacques Lefrère
Dans une toute récente Quinzaine littéraire, Maurice Nadeau évoquait la disparition de François Caradec, survenue le 13 novembre dernier. D’une manière qui a un peu surpris, en tout cas passablement inattendue, la presse a donné un large écho à cette disparition, comme s’il lui importait de compenser d’un coup la discrétion dont elle avait fait preuve à son égard pendant nombre d’années.
Le Paris de Heine, un article de Jean-Luc Tiesset
HENRI HEINE, LUTÈCE, LETTRES SUR LA VIE POLITIQUE, ARTISTIQUE ET SOCIALE
DE LA FRANCE
présentation de Patricia Baudouin
La Fabrique éd., 475 p., 25 €
En écho aux diverses manifestations qui marquèrent en 2006 le cent-cinquantième anniversaire de la mort d’Heinrich Heine, la publication de ce livre dans le contexte européen actuel est une heureuse initiative. D’autant que Patricia Baudouin l’a doté d’une présentation et d’un appareil critique propres à rendre la lecture agréable à ceux qui ne sont pas obligatoirement fins connaisseurs de l’histoire de la Monarchie de Juillet…
« Sans que j’y pense… », un article de Marie Etienne
Fiction ou vérité, l’auteur prétend avoir retrouvé des papiers qui fourniraient ici matière à poésie.
MATHIEU BÉNÉZET et PHILIPPE HÉLÉNON, NE TE CONFIE QU’À MOI
Flammarion éd., 200 p., 18 €
Les équivoques de la chair, un article de Omar Merzoug
FLORENCE COLIN-GOGUEL, L’IMAGE DE L’AMOUR CHARNEL AU MOYEN ÂGE
Préface de Michel Pastoureau
Seuil éd., 189 p., 45 €
Extrait: “Parce que son idéal demeure l’imitation du Christ, le chrétien bute sur la chair dans laquelle on lui a enseigné à voir une abjection. L’aspiration du fidèle à la vertu se fait au prix d’un déchirement intérieur dans l’exacte Rédemption. Le Révérend Père Malebranche se désespérait de voir les hommes de son temps si entêtés de « choses corporelles » qu’ils négligeaient de cultiver l’esprit, « leur âme esclave du corps » chérissant les divertissements. “
Yo Picasso, un article de Georges Raillard
PHILIPPE DAGEN, PICASSO
Hazan éd., 512 p., 500 ill.,
140 €, 170 € à partir du 1er février
Cette monographie de Picasso par Philippe Dagen est une somme.
Précise, écrite avec allégresse, elle nous entraîne sur les chemins pris par Picasso durant sa longue vie. Comme si nous suivions pour la première fois le mouvement de sa peinture.
Derrida et la fable du politique, un article de René Major
JACQUES DERRIDA, LA BÊTE ET LE SOUVERAIN
Galilée éd., 462 p., 33 €
Qui veut comprendre quelque chose aux arcanes de la politique – aussi bien de celle d’hier que de celle d’aujourd’hui – ne pourra désormais s’exempter d’avoir lu La bête et le souverain. Mais sa lecture devra s’armer de patience, de la patience de l’animal qui guette sa proie ou de la bête constamment sur le qui-vive, pour traverser la forêt de cet imposant
bestiaire politique, riche de figures animales comme figures du politique, cette forêt dans laquelle l’auteur s’avance lui-même à pas de loup pour surprendre, et s’en étonner, les guets-apens de la langue, de la traduction et de l’interprétation, au sein d’une même langue comme d’une langue à l’autre, des pièges qui parsèment l’histoire occidentale de la pensée cherchant à cerner ce qui serait le propre de l’homme et le propre de l’animal.
D’Alphonse Allais à Karl Marx, un article de Jean-Jacques Marie
VINCENT PEILLON, LA RÉVOLUTION FRANÇAISE N’EST PAS TERMINÉE
Seuil éd., 212 p., 16 €
FRANÇOIS RUFFIN, LA GUERRE DES CLASSES
Fayard éd., 240 p., 19 €
Si l’on en croit la quatrième de couverture de l’ouvrage de Vincent Peillon une nouvelle étoile serait enfin apparue dans le ciel plutôt désertique de l’intelligentsia française : « Ce livre est le premier acte d’une nouvelle génération intellectuelle et politique qui a décidé, sans craindre la polémique et la responsabilité, d’écrire enfin son histoire, de courir son risque, d’enfanter son propre temps, de construire son espérance. » Dans ces lignes modestes on reconnaît la plume de l’auteur lui-même. C’est la version littéraire du self-service.
La Bretagne et les Bretons, un article de Jean-Maurice Legal
JOËL CORNETTE, HISTOIRE DE LA BRETAGNE ET DES BRETONS
Tome I. Des âges obscurs au règne de Louis XIV
Tome II. Des Lumières au XXIe siècle
Seuil éd., 733 p. et 749 p., 26 €
Une somme d’informations, aisément accessible et dans un format commode, c’est ce que Joël Cornette offre à un public de lecteurs allant de l’amateur d’histoire, ancienne et contemporaine, à l’érudit ou à l’historien spécialisé. C’est aussi, tout au long du commentaire des faits établis, une histoire de l’historiographie traditionnelle et moderne de la Bretagne et des discussions qui en ont jalonné le cours. C’est là un ouvrage de référence.
L’homme aux quatre visages, un article de Bernard Cazes
OLIVIER DARD, BERTRAND DE JOUVENEL
Perrin éd., 528 p., 25 €
Olivier Dard avait bien des raisons de s’intéresser à la personnalité de Bertrand de Jouvenel (1903-1987). L’auteur du Rendez-vous manqué des relèves des années 50 ne pouvait manquer d’être attiré par ce jeune radical-socialiste qui, dans les années 20, chercha, toujours en vain, à faire évoluer les structures de la IIIe République. Le même spécialiste qui s’est penché sur certains aspects disons politiquement incorrects de la
France contemporaine (la Synarchie, l’OAS) a dû être tenté de retrouver dans ce qu’il qualifie par symétrie de « second Jouvenel » – celui des années 30 – ce qu’on appellera des présomptions de fascisme : après tout Jouvenel n’a-t-il pas interviewé Hitler le 21 février 1936, et siégé au bureau politique du PPF de Doriot en 1936-37 ?
Valence-Ménilmontant, un article de Monique Roux
PAULINE SALES, ISRAËL-PALESTINE, PORTRAITS
Théâtre de l’Est parisien le 10 janvier et le 8 février 2009
SERGE VALLETTI, SAINT ELVIS
Mise en scène d’Olivier Werner, Théâtre de l’Est parisien jusqu’au 9 janvier 2009
C’est une pratique habituelle pour les lieux scéniques d’Île-de-France d’accueillir des créations réalisées en province. C’est un événement exceptionnel pour le Théâtre de l’Est parisien, dirigé par Catherine Anne, de recevoir deux mois durant la Comédie de Valence, Centre dramatique national de la Drôme et de l’Ardèche, avec cinq spectacles, actuellement
Israël-Palestine, portraits de Pauline Sales, Saint Elvis de Serge Valletti par Olivier Werner et pour le jeune public La Nuit électrique de Mike Kenny par Marc Lainè.
De tout, un article de Lucien Logette
Donnons la parole à un expert : « Dans une année qui est un bon millésime pour le cinéma, il se produit cinq ou six bons films dans le monde. Pas davantage. » C’est Werner Herzog, en prélude à la rétrospective complète que nous offre jusqu’au mois de mars le Centre Pompidou, qui s’exprime ainsi dans Manuel de survie, entretiens avec Hervé Aubron
et Emmanuel Burdeau que publient les éditions Capricci. Dénigrement du travail des collègues, pessimisme grognon ou lucidité critique ? Nous pencherons pour la dernière hypothèse, puisque nous la partageons – en partie, à condition de changer « bons » en « grands ». Même si l’étiage semble faible, cinq ou six films capables de vous changer le regard, et l’année n’aura pas été totalement inutile. De toute façon, comme le précise
l’auteur d’Aguirre, « les mauvais films seront toujours plus instructifs que les bons »…
Quelle histoire des sciences ?, un article de Olivia Chevalier et Jean-Michel Kantor
L’HISTOIRE DES SCIENCES, Méthodes, styles et controverses
textes réunis et présentés par J.-F. Braunstein
Vrin éd., 384 p., 13 €
Si l’histoire des sciences est de plus en plus présente par exemple dans l’enseignement universitaire, ses méthodes et son rôle sont encore loin de faire l’unanimité.
Le recueil de textes réunis et présentés par Jean-Francois Braunstein est une synthèse bienvenue et équilibrée. Certains de ces textes sont d’ailleurs peu connus en France, d’autres apparaissent pour la première fois en traduction.
Publié par paulinethomas
La saga des Vikings, un article de Maurice Mourier
Polyphonie et unicité, un article de Christian Mouze
« Oui,mais voilà », un article de Norbert Czarny
Un roman expérimental de Trollope ? un article de Alain Jumeau
« C’est la terre qui tonne », un article de Gabrielle Napoli
Jacques Roubaud oulipien, un article de Marie Etienne
Le bal des fantômes, un article de Hugo Pradelle
Le « roman symboliste » existe-t-il ?, un article de Jean José Marchand
Le noir, un article de Georges Raillard
La leçon d’anatomie, un article de Georges Raillard
Les fulgurances brouillées d’un peintre méconnu, un article de Gilbert Lascaux
Sacré bonhomme ! un article de Michel Plon
Littré, un article de Jean-Claude Chevalier
L’horreur en faits, actes, paroles, un article de Pierre Pachet
Un diagnostic implacable, un article de Jean Jacques Marie
Hooray for Hollywood, un article de Lucien Logette
Triptyque d’August Stramm, un article de Monique Leroux
Publié par paulinethomas
Alexis Léger ou Saint John Perse, un article de Maurice Mourier
Simone Weil au plus près, un article de Lucette Finas
Le livre infini, un article de Hugo Pradelle
Chimamanda Ngozi Adichie, un entretien avec Hugo Pradelle
Un paradis miniature, un article de Gilles Lapouge
Emil Nolde 1867-1956
Le Futurisme crie, défie, provoque, explose, un article de Gilbert Lascault
L’empire du «management », un article de Christian Descamps
De longues marches, un article de Michel Plon
Quand l’horizon commencera à couler, un article de Claude Mouchard
La chasse au déviant, un article de Jean-Jacques Marie
Le démon des armes, un article de Lucien Logette
« Idéals », un article de Monique Leroux
Publié par paulinethomas 
Sans repos, un article de Norbert Czarny

François Perrier, un psychanalyste dans tous ses états, un article de Michel Plon

L’après-Bush: commencement ou continuité?, un article de Laurence Zordan
Entretien avec François Bon sur la naissance du Rock
