MAGDA SZABÓ, LE VIEUX PUITS

mars 9, 2009

Au pays des merveilles, un article de Gabrielle Napoli

Publié dans les années 70 en Hongrie, traduit seulement en 2009 en français, Le Vieux Puits se présente comme une autobiographie à part. Il ne s’agit pas, pour Magda Szabó, de raconter dans un récit rétrospectif et ordonné son existence, mais, par le biais d’une fragmentation en chapitres thématiques de donner de son enfance une image que le lecteur pourra reconstruire, à la manière d’un puzzle.

MAGDA SZABÓ
LE VIEUX PUITS
trad. du hongrois par Chantal Philippe
Viviane Hamy éd., 260 p., 21,50 €

La suite dans la Quinzaine n°986


MOY AN, QUARANTE ET UN COUPS DE CANON

mars 9, 2009

Un roman chinois à double fond, un article de Maurice Mourier

Dans une intrigante Postface, Mo Yan, traduit en France depuis 1990 (Le Clan du sorgho, Actes Sud) tient sur le roman « picaresque » (en première approximation) qui date de 2003 et que le lecteur vient d’achever, un discours contradictoire. C’est une tentative purement formelle, affirme-t-il, « la narration est le thème principal, la narration est la pensée du livre » (on pense alors au Nouveau Roman, bien que la seule référence de l’auteur soit Le Tambour de Günter Grass). Mais en même temps, ajoute-t-il, « c’est (…) l’histoire d’un enfant qui raconte une histoire» et cet enfant « intarissable » dont la logorrhée vise à suspendre le vol du temps, eh bien ! « c’est moi » (on imagine alors une moderne confession d’un enfant du siècle, un roman d’apprentissage, de la psychologie,
du naturalisme, que sais-je ?). En somme, voilà bien du mystère.

MOY AN
QUARANTE ET UN COUPS DE CANON
trad. du chinois par Noël et Liliane Dutrait
Seuil éd., 501 p., 24 €

La suite dans la Quinzaine n°986


ANNA MARIA ORTESE, LE PORT DE TOLÈDE

mars 9, 2009

La mer à Tolède, un article de Christine Spianti

Via Toledo est une rue de Naples située près du port. Aux abords de cette artère s’organise un quartier du XVIe siècle avec ses Rua Compostela, Plaza Gusmano, Quiosco, à consonance ibérique. Dans ce quartier, habita, dans les années 30, la jeune Anna Maria Ortese née en 1914. Le Port de Tolède, autobiographie onirique, sous-titré « Souvenirs de la vie irréelle » raconte cette période de la vie de l’écrivain qui la révéla à l’écriture.

ANNA MARIA ORTESE
LE PORT DE TOLÈDE
Seuil éd., 550 p., 25 €

Quinzaine n°986


TANGUY VIEL, PARIS-BREST

mars 9, 2009

Cadeau de Noël, un article de Norbert Czarny

Le Paris-Brest est un gâteau à base de pâte à choux et d’amande, un gâteau en forme d’anneau. Paris-Brest est également un trajet SNCF que Louis, le narrateur, fait un 20 décembre, avec plus ou moins de plaisir, et des projets qui peuvent déplaire à une mère avec laquelle les rapports sont plutôt tendus. Comme beaucoup d’histoires de famille, Paris-Brest est un roman qui n’a rien de sucré.

TANGUY VIEL
PARIS-BREST
Minuit éd., 192 p., 14 €

Quinzaine n°986


EMMANUEL BING, LE MANUSCRIT DE LA MÈRE MORTE

mars 9, 2009

Une relation perverse entre mère et fils, un article de Agnès Vaquin

Ce « récit » est autobiographique. Il est rédigé à la troisième personne. Il risque de paraître obscur pour qui n’a pas approché Élisabeth Bing, « l’araigne-mère », celle que son fils appelle toujours « la mère », empêtrée dans un réseau de personnages aux relations improbables.
Certains sont assez connus pour qu’Emmanuel ne souhaite pas donner leurs noms. Il se fraie comme il peut un chemin dans ce labyrinthe, d’autant qu’« il n’y a pas de vérité qui puisse se dire toute ».

EMMANUEL BING
LE MANUSCRIT DE LA MÈRE MORTE
Maurice Nadeau éd., 160 p., 16 €

La suite dans la Quinzaine n°986