La Cité idéale : entretien avec Oscar Niemeyer

mai 4, 2009

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citeA l’occasion de la mise en ligne de l’intégralité des couvertures du bimensuel sur le site internet www.quinzaine-litteraire.presse.fr ou www.quinzaine-litteraire.presse.fr, la Quinzaine vous propose de redécouvrir, chaque semaine, l’un de ses nombreux (et encore très actuels) numéros spéciaux.

Cette semaine, coup de projecteur sur « La Cité idéale », le numéro spécial du mois d’août 1981. Voici en intégralité l’entretien que l’architecte Oscar Niemeyer avait accordé à Georges Raillard. (Ce numéro est disponible sur le site de la Quinzaine via le feuilletage des couvertures, en sélectionnant l’année 1981, puis le n°353. En un clic, vous pourrez afficher son sommaire. Si vous êtes abonné, vous pourrez télécharger l’intégralité de ce numéro.)

« Vers une cité différente », un entretien avec Oscar Niemeyer réalisé par Georges Raillard

Voici plus de vingt ans on inaugurait Brasilia. Lucio Costa avait eu la charge de l’urbanisme, Oscar Niemeyer celle de l’architecture. Depuis, son nom est resté lié à celui de la « Ville futuriste », selon l’expression consacrée. Toutes réserves faites sur le terme de « futuriste », si on l’entend comme « modèle » formel, les bâtiments publics dessinés pour Brasilia par Niemeyer restent, aujourd’hui comme alors, des oeuvres architecturales dont la beauté neuve n’est en rien émoussée.

Depuis lors, et surtout après le coup d’Etat de 1964, l’architecte a beaucoup travaillé à l’extérieur du Brésil. En France, tout le monde connaît le siège du Parti Communiste, place du Colonel-Fabien. En ce moment – même, il travaille à l’édification de la Maison de la Culture du Havre.

Oscar Niemeyer est aussi de ces architectes qui écrivent : double chance donnée aux idées qui ont soutenu sa vie. Récemment, il a publié un livre sur Rio (où il est né en 1907, dans une famille très bourgeoise).  Pages nostalgiques sur une ville massacrée par l’avidité capitaliste et les micro-calculs politiques. Et esquisse d’un programme propre à restituer à la cité quelque chose de sa symbiose ancienne avec la nature, et à l’ouvrir, dans la convivialité, à toute la population. D’autre part, dans La Forme en architecture ( éditions Avenir, 1980) il explique les bases de sa création architecturale « qui, conclut-il, occupa toute ma vie, bien qu’intéressé par d’autres problèmes, révolté par la misère, beaucoup plus importante pour moi que l’architecture. »

Niemeyer a bien voulu, pour la Quinzaine littéraire, s’entretenir avec Georges Raillard. Lisez la suite de cette entrée »


JEAN ZIEGLER, LA HAINE DE L’OCCIDENT

mars 9, 2009

Cet Occident qui prostitue ses valeurs, une interview de Jean Ziegler par Omar Merzoug

Sociologue de réputation internationale, auteur de La Suisse, l’or et les morts (1998), L’empire de la honte (2007), des livres qui ne laissent pas
le lecteur indifférent, Jean Ziegler, qui vient de recevoir le doctorat honoris causa de l’université Paris-VIII publie La haine de l’Occident. Pour la Quinzaine littéraire, il revient sur les fondements de cette haine et l’inconscience, l’irresponsabilité de l’Occident qui s’acharne à la provoquer.

JEAN ZIEGLER
LA HAINE DE L’OCCIDENT

Albin Michel éd., 20€


EMMANUEL TODD, APRÈS LA DÉMOCRATIE

mars 9, 2009

La France malade, un article de Jean-José Marchand

La théorie anthropologique d’Emmanuel Todd est confrontée par lui-même à la réalité du XXIe siècle. Le résultat intéresse particulièrement…

Extrait de l’article: « Todd (né en 1951) a bien senti que le vieux sol de notre civilisation était ébranlé par les nouvelles (?) moeurs et que sa théorie anthropologique – les structures familiales déterminent, non certes chaque comportement individuel, mais l’attitude des peuples historiques – avait besoin d’être modifiée par suite de l’évolution de la société civile. Il la maintient pour ce qui concerne les sources de la démocratie (triomphante après 1945) : revenant, à propos du couple liberté-égalité, sur les comportements des Anglais, Français, Allemands, Russes, Japonais, Chinois, il analyse finement les différences qui subsistent jusqu’en 2000 dans ces divers pays et il corrige, fraternellement mais assez durement, les généralités de Tocqueville et des Aroniens.
Mais après 2000 ?… »

EMMANUEL TODD
APRÈS LA DÉMOCRATIE
Gallimard éd., 264 p., 18,50 €


ISABELLE STENGERS, AU TEMPS DES CATASTROPHES RÉSISTER À LA BARBARIE QUI VIENT

mars 9, 2009

L’intrusion de Gaïa, un article de Laurence Zordan

L’image devient concept lorsqu’elle donne à voir une avancée théorique. Fait ainsi progresser l’intelligence et l’intelligibilité l’expression figurée « intrusion de Gaïa », sous la plume d’Isabelle Stengers. Rendre perceptible une mutation en la personnifiant ne tient pas du seul procédé pédagogique, mais traduit plutôt les exigences d’une écriture rebelle aux idées reçues.

ISABELLE STENGERS
AU TEMPS DES CATASTROPHES RÉSISTER À LA BARBARIE QUI VIENT
Les Empêcheurs de tourner en rond éd., 205 p., 13 €

La suite dans la Quinzaine n°986


Quinzaine n°979 du 1er au 15 novembre 2008

novembre 16, 2008

Lessing rêve à ses parents, un article de Christian Descamps

Doris Lessing, Alfred et Emily, trad. de l’anglais par Philippe Giraudon, Flammarion éd., 285p.

Doris Lessing, l’immense auteur de Carnet d’or saluée enfin (elle est née en 1919) par le prix Nobel 2007, nous offre ici un roman polyphonique, fidèle à ses territoires anglo-africains. Biographie imaginaire de ses parents, cet ouvrage – à la structure complexe – invente d’abord des vies rêvées à Alfred et Emily.


Le rétroviseur d’Orphée, un article de Jean-Paul Champseix

Ismaël Kadaré, L’accident, trad. de l’albanais par Tedi Papavrami, Fayard éd.

Le dernier roman d’Ismaël Kadaré surprendra certainement ses lecteurs habituels. La période communiste, même si elle est évoquée, n’est plus au premier plan, et l’Albanie elle-même n’est plus explicitement centrale. Dans l’oeuvre entier de cet écrivain, il n’y avait ni héros ni amour, se plaisait-on à dire. Cette assertion se trouve invalidée par L’Accident qui porte essentiellement sur la nature des relations amoureuses. Un couple vit un long amour, bien que fort tumultueux, qui s’achève dans un ravin, à la suite de la maladresse d’un chauffeur de taxi. Une enquête est menée pour tenter de reconstituer les derniers jours des victimes.


La forme métisse, un article de Tiphaine Samoyault

J.M. Coetzee, Journal d’une année noire (Diary of a bad year), trad. de l’anglais (Afrique du sud) par Catherine Lauga du Plessis, Seuil éd., 290p.

Réflexion sur le temps, Journal d’une année noire l’est à plus d’un titre. Ce texte à la forme surprenante est à la fois un recueil de pensée sur l’époque, dans lequel notamment J.M. Coetzee poursuit de façon explicite sa dénonciation des zones de non-droit, et méditation sur le vieillissement, avec la sécheresse, la maladie et l’impuissance qui l’accompagnent. Un livre d’un profond pessimisme qui est pourtant travaillé par l’espoir qu’on peut mettre dans la musique, quelques grands livres et certaines formes d’amour comme la compassion par exemple.


Les possibles de la fiction, un article de Hugo Pradelle

Juli Zeh, L’ultime question (Schilf), trad. de l’allemand par Brigitte Hébert et Jean-Claude Colbus, Actes Sud éd., 416p.

Un roman à la fois léger et profond dans lequel s’entremêlent intrigue policière, préoccupations métaphysiques, analyse sociologique et physique quantique. Un hymne fantaisiste à la fiction.





Au cœur de l’Autriche: l’effroi originel, un article de Georges-Arthur Goldschmidt

Josef Winkler, Langue maternelle, Verdier éd., 320p.

Josef Winckler qui vient, en juin 2008, de recevoir le prestigieux prix Büchner, est l’un des auteurs autrichiens les plus importants. Son oeuvre a une portée non seulement hautement littéraire, mais rend compte aussi de l’histoire de son pays et peut-être également de tout un monde souterrain du continent européen.


Une frénésie d’écriture, un article de Pierre Pachet

Rolf Dieter Brinkmann, Rome, regards, trad. de l’allemand par Martine Rémon, Quidam éd., 464p.

Poète d’avant-garde (situons-le approximativement entre « beat » et « pop »), Rolf Dieter Brinkmann meurt bêtement d’un accident en 1975, à 35 ans. Lors d’un séjour à la Villa Massimo à Rome, et à la Casa Baldi à Olevano (équivalents allemands de la Villa Medicis), se tournant vers la prose – il avait djà piblié un roman et des nouvelles-, il avait entrepris de tout enregistrer de ce qu’il voyait, ce qui donne cet énorme et passionnant journal, souvent pléthorique : notations et descriptions, lettres à sa compagne restée en Allemagne ou à des amis, suites de cartes postales avec textes manuscrits au dos, photos personnelles, cartes routièress et itinéraires, dont un éditeur a le courage de publier une visiblement excellente traduction française qui devrait attirer l’attention.

Les faux-semblants de Saul Steinberg, un article de Georges Raillard

Saul Steinberg, exposition à la Galerie Claude Bernard (7-9 rue des Beaux-Arts, 75006 Paris), du 2 octobre au 29 novembre 2008

Deux expositions successives, l’une à la fondation Henri Cartier-Bresson, qui fut l’ami de Steinberg, l’autre à la galerie Claude Bernard, permettent de retrouver cet artiste dont l’oeuvre entier, comme chacun de ses moments, est un rébus, et une déconstruction joyeuse de nos références.

Comme Ulysse, un article de Gilbert Lascault

Picasso et les maîtres, Galeries nationales du Grand Palais, 9 octobre-2 février 2009

Picasso/Delacroix, Louvre, 9 octobre-2 février 2009

Picasso/Manet, Musée d’Orsay, 9 octobre-2 février 2009

Catalogue de l’exposition sous la dir. d’Anne Baldassari et Marie-Laure Bernadac, RMN éd, 368p.

Comme Ulysse, Picasso est multiple et divers, expert en ruses variées. Il ne manque jamais d’expédients, et se tire toujours d’affaire. Habile, prompt, ingénieux, virtuose, madré, rapide, il voyage à travers les siècles de l’Histoire de la peinture. Son esprit retors tournoie: il invente des stratagèmes à l’intérieur de l’Histoire mouvante de l’art. Picasso joue avec la tradition. Il veut échapper à tout académisme, à tout conformisme. Il se sert de tous les « maîtres », il fait usage de leurs oeuvres; il les modifie, les détourne, les déplace, les dérange; il les séduit; il les dévoit.

Images du Moyen-Age, un article de Georges Raillard

Georges Duby, Intérieurs, Nuits, sur une suite de Gérard Titus-Carmel, Bayard éd., 106p.

Jean Wirth, l’image à l’époque gothique, (1140-1280), Cerf éd., 425p. ill

Deux livres d’historiens de renom. Mais rien qui les assortisse sauf un même objet: deux siècles de ce moyen-âge de mille ans que l’un et l’autre regardent, écoutent, chacun à sa façon. Georges Duby avec l’élégance et l’art qu’on lui connaissait, Jean Wirth en chercheur attaché à toutes les implications d’un système de représentation.

Les « Barbares » et nous, un article de Omar Merzoug

Tzvetan Todorov, La peur des Barbares, Au-delà du choc des civilisations, Robert Laffont éd., 289p.

Directeur de recherches au CNRS, linguiste et historien, auteur d’essais remarqués Nous et les Autres (1988), Le jardin imparfait (1998). Le nouveau désordre mondial (2003) et plus récemment L’esprit des Lumières (2006), Tzvetan Todorov s’est attaché depuis une quinzaine d’années à jeter les fondements d’un nouvel humanisme qui passe à la fois par une relecture de notre rapport à l’autre et par une réflexion sur les crises du monde moderne.

Pour une économie ouverte sur l’environnement, un article de Jean-Paul Deléage

Jean-Paul Fitoussi, Eloi Laurent, La nouvelle écologie politique, Seuil éd., 128p.

Cet essai percutant a pour ambition de démontrer la capacité de l’un des paradigmes de la théroie économique – car les auteurs en distinguent au moins deux -, à faire face à l’urgence écologique. Le premier, celui de la régulation interne, postule que l’interaction libre entre les individus, autrement dit que le seul marché suffirait à garantir « l’optimalité de l’allocation des ressources entre les acteurs », c’est à dire à prendre les bonnes décisions économiques face à l’urgence écologique. Se rattachent à ce courant les évangélistes du marché, idéologues des contre-révolutions tatchérienne et reaganienne au siècle dernier.

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Robert Muchembled,L’orgasme et l’Occident. Une histoire du plaisir du XVIe siècle à nos jours

octobre 3, 2008

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Un article de Bertrand Ogilvie

Revue N° 910 parue le 01-11-2005

Robert Muchembled, L’orgasme et l’Occident. Une histoire du plaisir du XVIe siècle à nos jours, Seuil éd, 2005, 394 p.

La thèse générale du dernier livre de Robert Muchembled peut surprendre par son « évidence » plutôt que par son audace. Retraçant de la Renaissance à nos jours les
pratiques érotiques européennes, il décèle une constante répressive inaugurée au XVIe siècle qui ne prendrait fin que dans les années 1960. Radicalisant les perspectives de Weber et de Norbert Elias, il ne présente pas seulement le développement de la civilisation « occidentale », industrielle et
rationnelle, comme le progrès à peu près continu d’une pression entretenue par un projet civilisateur moral et religieux, mais il entreprend de montrer ce qu’il considère comme les médiations réelles, concrètes de ce projet.

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A quoi sert l’école ?

mai 31, 2008

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Revue N° 916 parue le 01-02-2006

L’avènement de l’école publique, gratuite, obligatoire puis laïque est constamment célébré par la pensée républicaine comme une victoire sur l’ignorance des masses, comme une grande avancée de l’humanité sur la voie de l’égalité des chances. L’objectif de cet ouvrage, publié à l’origine dans Recherches en 1976 sous le titre L’Ensaignement (sic) et réédité aujourd’hui dans la collection au titre éloquent Les Empêcheurs de penser en rond, était de remettre en cause cette autocélébration.

Rémy Pawin est agrégé d’histoire et doctorant Lisez la suite de cette entrée »


L’Ecole est mal fichue

mai 31, 2008

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Revue N° 567 parue le 01-12-1990

Les problèmes de l’école en France ont motivé tant d’études savantes ou polémiques, tant de rapports officiels documentés et bien pensés qu’on peut croire le sujet épuisé. Il n’en est rien. Voici trois livres qui viennent enrichir et actualiser une bibliographie déjà surabondante et dont la parution, précédant de peu une nouvelle crise du monstre (avec fièvre au niveau lycée) présente d’autant plus d’intérêt.

Gilbert Walusinski Lisez la suite de cette entrée »


L’école, entre réformes et nostalgie

mai 31, 2008

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Revue N° 794 parue le 16-10-2000

Une école contre l’autre
Jean-Paul Champseix
Denis Kambouchner
PUF

Le nombre impressionnant d’ouvrages portant sur le système
éducatif français est révélateur de l’ampleur du problème
ainsi que de l’intérêt qu’il suscite. Par les bilans proposés, les
jugements formulés et les remèdes préconisés, ces livres
attestent de la diversité des positions intellectuelles et
sociales des auteurs et, partant des questions posées. Plus
encore, ils démontrent, s’il en était besoin, que l’objet d’étude
lui même n’est en rien l’imaginaire collège unique ou même
 » le Lycée  » mais bien toute une gamme d’établissements, de
la ZEP (Zone d’éducation prioritaire) dite  » sensible  » dans la
langue de bois rectorale, à l’institution qui accueille l’élite
scolaire. Le choix qui suit, volontairement éclectique,
souligne la variété des propos et des regards portés avec
passion et honnêteté sur cette école qui occupe, en France,
une place éminemment symbolique. Lisez la suite de cette entrée »


Jean-Luc Godard, Louis Malle, Alain Resnais, Claude Chabrol et Claude Lelouch

mai 31, 2008

La Quinzaine littéraire n° 52 du 15 juin 1968

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Cinéma : États Généraux par Anne Capelle

 » Nous refusons un monde où la certitude de mourir de faim
s’échange contre le risque de périr d’ennui.  » Lisez la suite de cette entrée »