La Quinzaine n°1024, du 16 au 31 octobre 2010
octobre 27, 2010 1 Commentaire
“La voix de Caradec”, un article de Jean-Paul Goujon
FRANÇOIS CARADEC, ENTRE MIENS D’Alphonse Allais à Boris Vian, Flammarion, 932 p., 35 €
“Entre miens” : ce titre – qui est de l’auteur – ne montre-t-il pas déjà que nous avons affaire aux prédilections bien marquées d’un liseur hors série ? Et ces prédilections sont des plus variées, car la lecture de ce gros volume nous transporte d’Alphonse Allais à Max Jacob, de Rimbaud à Léo Malet, de Paul Léautaud à Boris Vian et tant d’autres.
p
“Les souffrances se lavent dans la mémoire”, un article de Norbert Czarny
SOFI OKSANEN, PURGE, trad. du finnois par Sébastien Cagnoli, Stock, 400 p., 21,50 €
« Purge : débarrasser de ce qui altère, purifier. » C’est en gros ainsi que le dictionnaire définit ce nom, titre de l’un des romans les plus forts de cette rentrée. Un texte violent, tourmenté, aussi complexe que l’Histoire, dans des lieux que la guerre et les occupations ont travaillés.
p
“Le dernier chant du défunt”, un article de Natacha Andriamirado
JEAN MATTERN, DE LAIT ET DE MIEL, Sabine Wespieser, 144 p., 17 €
« La télévision ou les journaux, depuis, m’ont confronté à tant d’images de gens jetés sur la route. L’humanité semble secrètement jouir de ce cycle éternellement renouvelé de l’exil. » De lait et de miel s’apparente au dernier chant du défunt. Un chant singulier de qui attend le seuil de la mort pour enfin s’exprimer.
p
“L’appel de l’écriture”, un article d’Agnès Vaquin
ALAIN NADAUD, LA PLAGE DES DEMOISELLES, Léo Scheer, 190 p., 18 €
“La Plage des Demoiselles”, un recueil à caractère autobiographique, suite et complément au récit que l’auteur a publié en 2004 : “Les Années mortes”.
ii
pp
“Une brûlure inguérissable”, un article de Claude Fierobe
EDNA O’BRIEN, CRÉPUSCULE IRLANDAIS, The Light of Evening, trad. de l’anglais (Irlande) par Pierre-Emmanuel Dauzat, Sabine Wespieser, 442 p., 24 €
Près de cinquante ans après “Les Filles de la campagne” (“The Country Girls”, 1960), qui lui valut à la fois la notoriété et les foudres de la censure dans son pays pour la description sans fard de l’éveil de la sensualité chez les jeunes Irlandaises, Edna O’Brien revient à ses thèmes de prédilection dans “Crépuscule irlandais” (“The Light of Evening”, 2006). À dire vrai, ils n’avaient jamais disparu de la quarantaine d’ouvrages qui jalonnent sa carrière littéraire.
p
“Raymond Carver avant et après”, un article de Claude Grimal
RAYMOND CARVER, DÉBUTANTS, tome 1 des Œuvres complètes trad. de l’anglais (États-Unis) par J. Huet et J.-P. Carasso, Éditions de l’Olivier, 336 p., 22 € / PARLEZ-MOI D’AMOUR tome 2 des Œuvres complètes trad. de l’anglais (États-Unis) par G. Rolin, révisée par N. Zberro, Éditions de l’Olivier, 180 p., 14 €
En 1980, lorsque Raymond Carver reçut de son éditeur, Gordon Lish, le manuscrit « corrigé » de son deuxième recueil, Parlez-moi d’amour, il fut presque anéanti ; Lish avait coupé 50 % du texte de ses 17 nouvelles (trois se trouvaient même réduites de 70 %), changé le titre de dix d’entre elles et modifié la fin de quatorze. Carver écrivit à Lish une lettre pathétique le suppliant de ne pas publier le livre sous cette forme. Ce dernier refusa ; le volume, Parlez-moi d’amour, parut donc chez Knopff dans sa « version Lish », c’est-à-dire avec les transformations et suppressions radicales qui venaient d’être opérées, et connut un immense succès. Carver accepta la chose en même temps que l’attention nationale et internationale que l’ouvrage lui valut.
p
“À fusiller immédiatement !”, un article de Jacques Fressard
RODOLFO WALSH, OPÉRATION MASSACRE, trad. de l’espagnol (Argentine) par Odile Begué, Christian Bourgois, 292 p., 21 €
Peut-être, à distance, ce qui paraît le plus étonnant aujourd’hui dans ce livre qui se réclamait implicitement dès 1957, par sa méthode d’écriture, de la non fiction novel, c’est son côté prémonitoire, qui en assurera la pérennité.
p
“Les trahisons nécessaires”, un entretien de Javier Cercas, réalisé par Norbert Czarny
JAVIER CERCAS, ANATOMIE D’UN INSTANT, trad. de l’espagnol par Élisabeth Beyer et Alexsandar Grujicic, Actes Sud, 430 p., 24,80 €
Le 23 février 1981, des militaires armés investissent les Cortès, le Parlement espagnol. Au moment où il éclate, le chef du gouvernement, Adolfo Suarez, est au plus mal. La crise est politique, économique et le pouvoir est isolé. Le coup d’État sera de brève durée mais cette épreuve fait revivre des moments douloureux à la jeune démocratie. L’attitude de trois hommes sera déterminante et c’est cet « instant », le geste de Suarez, de Gutiérrez Mellado et de Santiago Carillo qu’analyse ou décompose le romancier Javier Cercas. Nous l’avons interrogé sur ce « roman étrange ».
p
“Une éducation inachevée”, un article de Norbert Czarny
PHILIP ROTH, INDIGNATION, trad. de l’anglais par Marie-Claire Pasquier, Gallimard, 200 p., 17,90 €
Dès les premières lignes d’”Indignation”, le cadre historique est posé. On est en 1951 ; les États-Unis sont englués dans la guerre de Corée. Les tranchées sont remplies de jeunes conscrits et les assauts à la baïonnette menés par les Nord-Coréens et leurs alliés chinois font des champs de bataille de vraies boucheries. Le père de Marcus Messner est hanté par une seule chose : perdre son fils unique en Extrême-Orient.
p
“Avec deux écrivains mexicains”, un entretien avec Sergio González Rodríguez et Guillermo Fadanelli réalisé par Hugo Pradelle
Sergio González Rodríguez, journaliste et écrivain, a consacré un livre profus – “Des os dans le désert” – à l’un des faits divers les plus atroces et les plus mystérieux de ces dix dernières années : les meurtres et disparitions d’un grand nombre de femmes autour de la ville de Juárez et sur l’impunité dont semblent jouir ceux qui les perpètrent. Loin d’une simple enquête journalistique, son récit entreprend des questions majeures pour notre époque, interrogeant à la fois la situation politique et économique de son pays et les dimensions esthétiques et intellectuelles que son travail définit peu à peu. La quête de vérité et de nomination que ce livre engage, telle une fouille obstinée d’un terrain, se prolonge dans L’Homme sans tête (2), manière de précis politique entremêlé de confi- dences autobiographiques qui explore le développement d’une certaine ritualisation de la violence par les groupes de narcotrafiquants qui infectent le Mexique.
Guillermo Fadanelli anime Moho, une revue inclassable et écrit depuis une vingtaine d’années des romans dans lesquels se fait jour un goût certain pour l’iconoclaste – Éduquer les taupes, L’Autre Visage de Rock Hudson ou Boue. À la fois profondément drôles et extraordinairement savants, ses romans établissent un univers étrange où s’en- trecroisent la philosophie et la culture populaire, les éléments les plus élevés et les plus prosaïques, où se joue une sorte de comédie pessimiste parfaitement réjouissante. À l’occasion du Festival America nous avons pu rencontrer ces deux écrivains qui, chacun à leur manière, interrogent la nature et l’état de leur pays, contrevenant aux codes établis, les débordant, s’interrogeant avec profondeur sur les rapports qu’ils entretiennent avec la langue, la réalité et une violence omniprésente.
p
“Le Grand Khan des Lettres anglaises”, un article d’Alain Jumeau
GIORGIO MANGANELLI, VIE DE SAMUEL JOHNSON, édition établie et présentée par Salvatore Silvano Nigro trad. de l’italien par Dominique Férault, Gallimard, coll. « le Cabinet des Lettrés », 133 p., 19,90 € / SAMUEL JOHNSON, VIE DE RICHARD SAVAGE, trad. de l’anglais par Lionel Leforestier, Gallimard, coll. « Le Promeneur », 113 p., 19,50 €
C’est le romancier Tobias Smollett qui attribua le surnom de « Grand Khan des Lettres » à Samuel Johnson (1709-1784), le poète, essayiste, critique, journaliste et lexicographe, dont la silhouette impressionnante et pachydermique donnait encore plus de poids à ses jugements tranchants, définitifs, parfois féroces, mais rarement injustes et toujours respectés. Deux petites publications récentes permettent de mieux cerner la personnalité de celui qui domina la littérature anglaise du XVIIIe siècle.
p
“Hölderlin revu et corrigé”, un article de Georges-Arthur Goldschmidt
WILHELM WAIBLINGER VIE, POÉSIE ET FOLIE DE FRIEDRICH HÖLDERLIN, trad. de l’allemand par Lionel Duvoy, Allia, 74 p., 10 €
C’est à Rome en 1827-28 que Wilhelm Waiblinger écrivit son petit livre (72 pages) sur la « folie » de Friedrich Hölderlin. Ce livre est plus un éloge de l’auteur lui-même et de sa juvénile « sagesse » quelque peu protectrice qu’un véritable témoignage.
p
“Arman, l’homme arme”, un article de Gilbert Lascaut
EXPOSITION et PUBLICATIONS ARMAN Centre Pompidou 22 septembre 2010 – 10 janvier 2011 / JEAN-MICHEL BOUHOURS et coll. ARMAN catalogue-livre Éd. Centre Pompidou, 360 p., 300 ill. coul., 49,90 € / FONDATION A.R.M.A.N. VU, PRIS : ARMAN Skira/Flammarion, 128 p., 100 ill., 18 €
Bien agencée et pensée par Jean-Michel Bouhours, robuste et élégante, l’exposition d’Arman (1928-2005) rassemble 120 œuvres bien choisies. Elle suggère les cases d’un damier. Elle donne à voir la multiplicité des objets, leur dégradation, leur rayonnement.
p
“Des rencontres heureuses”, un article de Georges Raillard
EXPOSITIONS et PUBLICATIONS FRANCE 1500, entre Moyen Âge et Renaissance Galerie nationale du Grand Palais 6 octobre 2010 – janvier 2011 / VISIONS CONTEMPORAINES DE MARGUERITE D’AUTRICHE Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse 2 octobre 2010 – 24 janvier 2011 Catalogue présenté par Magali Briat-Philippe Éd. Monastère royal de Brou, 96 p., 16 € / ARSENAL 1995-2010 Musée de Soissons Ouvrage rétrospectif Éd. Musée de Soissons/ADACS, 160 p., 20 €
Paris, au Grand Palais, Soissons, à l’Arsenal, Bourg-en-Bresse, au Monastère royal de Brou : des lieux célèbres ou méconnus où cette semaine l’on pouvait être conduit, comme je l’ai été, à penser que l’art rendait heureux, bien loin, sans doute, des mômeries exhibées à Versailles.
p
“Raymond Queneau et les premières années de l’Oulipo”, un article de Jacques Duchateau
Lorsqu’en novembre 1960 Raymond Queneau créa l’Ouvroir de littérature potentielle – avec François Le Lionnais à l’origine de cette idée – il connaissait personnellement depuis plusieurs années huit des membres co-fondateurs de cet Oulipo, dont la plupart se connaissant déjà continueront de se voir en dehors des réunions mensuelles.
p
“Merleau-Ponty en perspective”, un article de Jean Lacoste
MAURICE MERLEAU-PONTY Œuvres Gallimard, coll. « Quarto », 1 848 p., 35 €
L’édition des Œuvres de Simone Weil dans la collection « Quarto » avait été une belle réussite, qui avait bien révélé toutes les dimensions de la philosophe. Les éditions Gallimard reprennent la formule pour Maurice Merleau-Ponty, dans un volume compact de plus de 1 800 pages, organisé par Claude Lefort – tout récemment décédé, hélas – et qui comporte une substantielle chronologie « Vie et œuvre », riche de documents photo- graphiques et de citations, notamment tirées d’entretiens inédits avec Georges Charbonnier de 1959.
p
“La rêverie cosmique de Louis Auguste Blanqui”, un article de Jean M Goulemot
LOUIS AUGUSTE BLANQUI L’ÉTERNITÉ PAR LES ASTRES introduction et notes par Lisa Block de Behar, Éd. Slatkine, 202 p., 33 €
Que sait-on aujourd’hui de Louis Auguste Blanqui ? Ses proclamations, ses appels incessants à l’insurrection ont-ils aujourd’hui des lecteurs ? Se rappelle-t-on même qu’il publia un journal (1880-1881) qui s’intitulait “Ni Dieu, ni Maître” ? Lit-on encore le livre que lui consacra Gustave Geoffroy, L’Enfermé, en 1926 ? Et pourtant il suscita d’ardentes admirations.
pp
“La parlure quotidienne”, un article de Jean-Claude Chevalier
CLAUDINE NORMAND PETITE GRAMMAIRE DU QUOTIDIEN Paradoxe de la langue ordinaire préface de Mustapha Safouan, Hermann, coll. « Psychanalyse », 235 p., 25 €
Claudine Normand est un chercheur curieux : éprise de littérature, elle est venue tard à la linguistique ; agrégée de grammaire à qui l’Université avait laissé tout ignorer de Saussure et du structuralisme jusqu’à la quaran- taine (elle s’en est expliquée plusieurs fois), elle s’est alors convertie à la psychanalyse et conjointement – ce qui est logique – à une linguistique de l’énonciation préoccupée des valeurs et des significations.
p
“La malédiction des cheveux”, un article de Hugo Pradelle
ALAN PAULS HISTOIRE DES CHEVEUX Historia del pelo trad. de l’espagnol (Argentine) par Serge Mestre, Christian Bourgois, 224 p., 18 €
Alan Pauls signe un nouveau précis, cette fois-ci capillaire, qui ordonne une conscience chaotique, confirmant à la fois une certaine idée de l’Histoire et un questionnement essentiel sur les formes mêmes du monde et du discours.
p

POÉSIE, ARTS, PENSÉE, Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Hermann, 229 p., 30 € // CHRISTIAN DOUMET, LA DÉRAISON POÉTIQUE, DES PHILOSOPHES, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Stock, 307 p., 20,99 € // ANTONIO RAFELE, LA MÉTROPOLE BENJAMIN ET SIMMEL, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née CNRS éditions, 138 p., 17 €
PHILIPPE FOREST, LE SIÈCLE DES NUAGES, Gallimard, 557 p., 21,50€
Le livre commence et s’achève par une chute. Celle d’un avion d’Imperial Airways à vingt kilomètres de Mâcon et que le père, adolescent, a pu voir. Celle du père, tombant dans la rue un jour de 1999 pour ne plus se relever. Les mythes survivent à l’histoire. Icare toujours, malgré les techniques du vol. Il fallait un romancier qui eût assez de souffle pour raconter cette histoire et pour la donner à la fois comme un avenir et comme un passé. Philippe Forest aura pour toujours été celui-là qui, dans un livre épique, documenté et en même temps constamment émouvant donne, depuis les nuages, un portrait du « vieux vingtième siècle » à la fois dramatique, mélancolique et beau.
MICHEL HOUELLEBECQ, LA CARTE ET LE TERRITOIRE, Flammarion, 450 p., 22 €
J. M. COETZEE, L’ÉTÉ DE LA VIE, Summertime, trad. de l’anglais par Catherine Lauga Du Plessis, Seuil, 320 p., 22
CHANTAL THOMAS, LE TESTAMENT D’OLYMPE, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 310 p., 18 €
RENÉ CHAR, NICOLAS DE STAËL CORRESPONDANCE 1951-1954, Éditions des Busclats, 144 p., 15 €
BENGT JANGFELDT, LA VIE EN JEU, Une biographie de Vladimir Maïakovski, trad. du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 589 p., 25 €
ELIAS LÖNNROT, LE KALEVALA, ÉPOPÉE DES FINNOIS suivi d’un choix de poèmes ouraliens traductions, introduction et annotations par Gabriel Rebourcet, Gallimard, coll. « Quarto », 1092 p., 24 doc., 24,90
JACQUES DARRAS, LA RECONQUÊTE DU TOMBEAU D’ÉMILE VERHAEREN poésie, Le Cri, Bruxelles / LA CONJUGAISON DE PLACES AMOUREUSES proses Éd. de Corlevour / JACQUES DARRAS, POÈTE DE LA FLUIDITÉ, Actes du Colloque de l’Université de Nice, Le Cri, Bruxelles / À CIEL OUVERT Entretiens avec Yvon Le Men, Éd. La Passe du vent
LAURENT FABIUS, LE CABINET DES DOUZE, Regards sur des tableaux qui font la France, Gallimard, coll. « Témoins de l’art », 224 p., 85 ill., 22,50 €
ROLAND DE MARGERIE, JOURNAL (1939-1940) préface d’Éric Roussel, Grasset, 409 p., 18,50 €
ALEXANDER WERTH, SCANDALE MUSICAL À MOSCOU, trad. et présenté par Nicolas Werth, Tallandier, 180 p., 15,90 €
YVES CLOT, LE TRAVAIL À CŒUR, Pour en finir avec les risques psychosociaux, La Découverte, 190 p., 14,50 €
LAURENCE ROULLEAU-BERGER, MIGRER AU FÉMININ, Puf, coll. « la Nature humaine », 192 p., 15 € / SÉBASTIEN CHAUVIN, LES AGENCES DE LA PRÉCARITÉ Journaliers à Chicago Seuil, coll. « Liber », 339 p., 22 €
ROBERT BARBAULT et JACQUES WEBER, LA VIE, QUELLE ENTREPRISE ! Pour une révolution écologique de l’économie, Seuil, coll. « Science ouverte », 208 p., 19€
ALAIN MABANCKOU
ROBERT BOBER
ON NE PEUT PLUS DORMIR TRANQUILLE QUAND ON A UNE FOIS OUVERT LES YEUX
P.O.L, 290 p., 17 €
LUTZ BASSMAN, LES AIGLES PUENT, Verdier, 160 p., 16 € /
MARC WEITZMANN, QUAND J’ÉTAIS NORMAL, Grasset, 240 p., 18,50 €
THIERRY BEINSTINGEL, RETOUR AUX MOTS SAUVAGES, Fayard, 300 p., 19 €
GIORGIO VASTA, LE TEMPS MATÉRIEL, trad. de l’italien par Vincent Raynaud, Gallimard, 361 p., 21,50 €
THOMAS HEAMS-OGUS, CENT SEIZE CHINOIS ET QUELQUES, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 132 p., 15 €
BERNARD RUHAUD, SALUT À VOUS ! Maurice Nadeau, 206 p., 18 €
JEAN-PAUL MICHEL, JE NE VOUDRAIS RIEN QUI MENTE, DANS UN LIVRE, Flammarion, coll. « Poésie », 320 p., 19,50 €
HÉLÈNE CIXOUS, LE RIRE DE LA MÉDUSE ET AUTRES IRONIES, préface de Frédéric Regard, Galilée, 199 p., 29 €
De quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ? Enquêtes 1980, 2010, Revue Le Débat, 509 p., 22,50 € / LAWRENCE W. LEVINE CULTURE D’EN HAUT, CULTURE D’EN BAS, L’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis trad. de l’américain par Olivier Vanhée et Marianne Woollven La Découverte, 316 p., 26 € / MIGUEL ABENSOUR L’HOMME EST UN ANIMAL UTOPIQUE Éd. de la nuit, 263 p., 25 €
JEAN-CLAUDE MATHIEU, ÉCRIRE, INSCRIRE, Images d’inscriptions, mirages d’écriture, José Corti, coll. « les Essais », 632 p., 29 €
SIEGFRIED KRACAUER, THÉORIE DU FILM La rédemption de la réalité matérielle, trad. de l’anglais par Daniel Blanchard et Claude Orsoni, édité et présenté par Philippe Despoix et Nia Perivolaropoulou, préface de Jean-Louis Leutrat, Flammarion, 516 p., 32 € / OLIVIER AGARD, KRACAUER, LE CHIFFONNIER MÉLANCOLIQUE, CNRS Éditions, 391 p., 28 €
ZEEV STERNHELL, LES ANTI-LUMIÈRES, UNE TRADITION DU XVIIIe SIÈCLE À LA GUERRE FROIDE, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 942 p., 11,78 €
RÉTROSPECTIVE ERNST LUBITSCH Cinémathèque française, 25 août-10 octobre €
Identification des autres personnages
THIERRY CAMOUS
GRÉGOIRE CHAMAYOU
ROBERTO ESPOSITO
EMMANUEL MOSES
PIERRE GUYOTAT
FRANCESCO PICCOLO
FRANCIS WYNDHAM
L’AUTRE JARDIN
LARRY BEINHART
BÉATRICE MOUSLI
JUDE STÉFAN
JEAN-JACQUES LEFRÈRE
HARTMUT ROSA
ANNE SAUVAGNARGUES
JEAN-LUC NANCY
DANIEL L. EVERETT
ORLANDO FIGÈS
THOMAS BERNS, LAURENCE BLÉSIN et GAËLLE JEANMART
CYNTHIA FLEURY
DIDIER GIL
Tout semblait se liguer cette année pour faire du Festival de Cannes 2010 un millésime infortuné : un mini-tsunami qui a transformé la Croisette en marécage quelques jours avant l’ouverture, le nuage de cendres du volcan islandais qui risquait d’interdire l’accès aérien à la Côte, quelques remous politiques – la menace de manifestations contre le film de Rachid Bouchareb, “Hors-la-loi”, le mécontentement du gouvernement italien à l’annonce de la projection du film de Sabina Guzzanti Draquila, trop peu amène à l’égard du bienfaiteur de la Nation –, l’accusation, qui revient comme une antienne, d’une sélection sans goût ni saveur réservée à quelques cinéastes abonnés. Sans oublier la campagne publicitaire des auteurs et interprètes de Ça commence par la fin, reprochant au Festival d’avoir eu peur des audaces sexuelles de leur œuvre…
DIMITRIS DIMITRIADIS
CHARLES BURNEY
JEAN-PAUL SARTRE
RÉGIS JAUFFRET
CHANTAL CHAWAF
SOPHIE-ANNE DELHOMME
EDGAR HILSENRATH
JAMES LASDUN
ANDRZEJ STASIUK
INGAR SLETTEN KOLLOEN
KNUT HAMSUN
SERGE FAUCHEREAU
EXPOSITION MÂKHI XENAKIS
WALTER BENJAMIN
BERNARD SÈVE
ROBERT DARNTON
MICHEL CASSAN
JEAN-PAUL BLED
SYLVIE APRILE
ANNE-MARIE MOULIN
TIM BURTON
DARIO FO
DARIO FO et FRANCA RAME
FRÉDÉRIC CHOPIN
PATRICK MODIANO
JUAN CARLOS MONDRAGON
SOAZIG AARON
PETER STAMM
JOSEPH COULSON
CORINNE D’ALMEIDA
JEAN AMÉRY
ERN˝O SZÉP
JEAN-CLAUDE GRUMBERG
BERNARD NOËL
EXPOSITION “LUCIAN FREUD, L’ATELIER” au Centre Georges-Pompidou jusqu’au 19 juillet / PUBLICATIONS “LE CATALOGUE DE L’EXPOSITION”, introduction de Cécile Debray, 248 p., avec photos, oeuvres, documents et analyses dues notamment à Éric Darragon, Jean Clair et Philippe Comar et “LUCIAN FREUD LE CORPS ET L’HORIZON” de DANIEL KLÉBANER Éditions Ides et Calendes, Neuchâtel, 92 p., avec ill.
LAURENCE BERTRAND DORLÉAC
PETER KINGSLEY
PIERRE NAVILLE
AMARTYA SEN
GUY WALTERS
JOSEPH E. STIGLITZ
HENRIK IBSEN
FESTIVAL INTERNATIONAL
SANDRINE DARSEL
ALEXIS GLOAGUEN
OLIVIER ROLIN
HÉDI KADDOUR
HANS-MAGNUS ENZENSBERGER
NICOLAS GOGOL
JACQUELINE RISSET
DIANE DE MARGERIE
RENÉ DE CECCATTY
PIERRE REVERDY
ÉTIENNE-ALAIN HUBERT
PAUL GAUGUIN
GERSHOM SCHOLEM
La guerre après la guerre
ESTHER DUFLO
MANUEL PUIG
MARIVAUX
DANIEL LEVITIN
Expositions de Christian Bolantski
CATHERINE GRENIER et CHRISTIAN BOLTANSKI
ÉRIC CHEVILLARD
PATRICK ROEGIERS
CHRISTIAN GAILLY
LEONARD MICHAELS
PAUL BEATTY
YORAM KANIUK
BÉLA ZSOLT
CLAUDE ADELEN
ELIZABETH GASKELL
MORITZ SCHLICK
TRISTAM HUNT
SHÛICHI KATÔ
SLAVOJ ŽIŽEK
Quatre films muets russes
MARIUS VON MAYENBURG
RICHARD J. EVANS





Commentaires Récents