De Gaulle, les services secrets et l’Algérie

« En tête-à-tête avec l’espion », un article de Laurence Zordan

CONSTANTIN MELNIK, DE GAULLE, LES SERVICES SECRETS ET L’ALGÉRIE, Nouveau Monde éditions, 464 p., 22 €

Un impossible tête-à-tête, une rencontre avec le grand homme qui n’aura jamais eu lieu dessinent un mouvement de fuite épousé par un livre gigogne, abondant en préface, postface et annexes, avec des emboîtements chronologiques scandés par 1959, 1962, 1988 et enfin 2010. Vingt-cinq ans après, cinquante ans après… ce n’est pas une simple évocation mémo- rielle, mais une tentative d’exploration où mille jours à Matignon pendant la guerre d’Algérie sont scrutés par Constantin Melnik, qui fut trois ans (1959-1962) conseiller pour la sécurité et l’espionnage auprès de Michel Debré, alors Premier ministre.

Paradoxes et déphasages foisonnent : l’auteur n’a jamais eu d’entretien approfondi avec celui qui lui avait pourtant confié une si délicate mission de coordination des services de police et de renseignement : le général de Gaulle. Alors qu’en 1988 le texte est semé de marques d’auto- satisfaction pour le rôle difficile ainsi joué autre- fois, un impératif de modestie s’exprime aujourd’hui. Mais le regard rétrospectif actuel (pas celui d’il y a vingt-deux ans) est-il pour autant signe de retenue, ou s’agit-il plutôt de faire triompher une vocation de pamphlétaire qui ne dit pas son nom ? Retrouvez la suite de cet article dans la Quinzaine numéro 1021

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