La Quinzaine n°1023, du 1er au 15 octobre 2010… en couleur !
octobre 11, 2010 2 Commentaires
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Voici un aperçu des livres figurant dans la Quinzaine n°1023, du 1er au 15 octobre 2010… un numéro en couleur !!
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“Les mots et les nuages”, un article de Laurence Zordan
POÉSIE, ARTS, PENSÉE, Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Hermann, 229 p., 30 € // CHRISTIAN DOUMET, LA DÉRAISON POÉTIQUE, DES PHILOSOPHES, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Stock, 307 p., 20,99 € // ANTONIO RAFELE, LA MÉTROPOLE BENJAMIN ET SIMMEL, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née CNRS éditions, 138 p., 17 €
« Le poète retrace sur la page blanche les pas d’un danseur enfui… Et pour cela, préfère l’impair, plus vague et plus soluble dans l’air… L’écrivain appartient à un langage que personne ne parle, qui ne s’adresse à personne, qui n’a pas de centre, qui ne révèle rien… Les mots étaient en réalité des nuages… Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grand-chose, mais s’égarer dans une ville comme on s’égare dans une forêt demande toute une éducation… Je ne veux plus me retenir des erreurs de mes doigts, des erreurs de mes yeux. Je sais maintenant qu’elles ne sont pas que des pièges grossiers, mais de curieux chemins vers un but que rien ne peut me révéler, elles seules… Il démolit ce qui existe, non pour l’amour des décombres, mais pour l’amour du chemin qui les traverse… L’homme a besoin d’une véritable morale cosmique. Toute lutte réclame, en même temps, un objet et un décor… » : on pratiquerait volontiers l’art de la citation sous forme de montage pour montrer que l’évanescence est la seule pourvoyeuse d’évidences, pas celle des idées reçues, mais celle des idées conquises.
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“Requiem pour le XXe siècle”, un entretien de Philippe Forest, réalisé Tiphaine Samoyault
PHILIPPE FOREST, LE SIÈCLE DES NUAGES, Gallimard, 557 p., 21,50€
Roman-siècle comme on dit roman-monde, le dernier livre de Philippe Forest tient deux histoires en même temps, l’histoire minuscule d’un homme qui en a occupé presque tout le temps et l’histoire majuscule d’une époque marquée autant par la rêverie technologique que par la destruction. Entre ces deux histoires, l’avion, qui fut à la fois l’utopie
par excellence, l’utopie réalisée de l’homme qui veut voler et une puissante machine de guerre, fait le lien. Le père du narrateur était en effet aviateur et a inscrit son histoire modeste dans l’épopée de l’air sans pourtant en écrire la légende. Né en 1921, il savait déjà en commençant à voler que l’aviation n’était plus seulement une belle aventure. Ce qui fut la réalisation d’un rêve, d’une des enfances les plus belles de l’homme, est aussi ce qui contribua à faire de l’avenir un horizon bouché. « Car, en l’espace de quelques années, celles qui se sont écoulées en un battement de paupières depuis Ader et Blériot, l’aviation est devenue cela : cette entreprise anonyme de dévastation qui s’étend méthodiquement sur toute la surface des continents, faisant passer sur ceux-ci des formations d’appareils par centaines qui accomplissent leur métier de mort, larguant leurs bombes à l’aplomb des villes, lâchant leurs rafales sur des objectifs à peine aperçus dans le cadre du viseur, lancés dans l’air à une allure si formidable que le spectacle du monde autour d’eux prend l’apparence d’un inintelligible chaos qu’ils traversent en trombe et sans avoir du tout le temps de réaliser ce qu’il représente. »
Le livre commence et s’achève par une chute. Celle d’un avion d’Imperial Airways à vingt kilomètres de Mâcon et que le père, adolescent, a pu voir. Celle du père, tombant dans la rue un jour de 1999 pour ne plus se relever. Les mythes survivent à l’histoire. Icare toujours, malgré les techniques du vol. Il fallait un romancier qui eût assez de souffle pour raconter cette histoire et pour la donner à la fois comme un avenir et comme un passé. Philippe Forest aura pour toujours été celui-là qui, dans un livre épique, documenté et en même temps constamment émouvant donne, depuis les nuages, un portrait du « vieux vingtième siècle » à la fois dramatique, mélancolique et beau.
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“Une saison en Houellebecquie”, un article de Jean-Jacques Lefrère
MICHEL HOUELLEBECQ, LA CARTE ET LE TERRITOIRE, Flammarion, 450 p., 22 €
Puisqu’il est des rentrées littéraires comme il est des rentrées scolaires, il faut en accepter le principe, mais il n’est pas aisé, il est même impossible, d’identifier avec certitude ce qui sort du lot. À en croire le déluge d’articles et d’échos qui a accompagné “La Carte et le Territoire” de Michel Houellebecq, ce serait ce roman. L’histoire littéraire, qui ne fait aucune concession, justifiera-t-elle ce jugement ?
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“Vers l’égalité”, un article de Tiphaine Samoyault
J. M. COETZEE, L’ÉTÉ DE LA VIE, Summertime, trad. de l’anglais par Catherine Lauga Du Plessis, Seuil, 320 p., 22
Formule inédite de la confession, entre l’”Autobiographie d’Alice B. Toklas” de Gertrude Stein et les “Mémoires d’outre-tombe”, “L’Été de la vie” de J. M. Coetzee, présenté comme le troisième volet de son œuvre autobiographique après “Scènes de la vie d’un jeune garçon” et “Vers l’âge d’homme”, emploie une forme tout à fait singulière.
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“Cher XVIIIe siècle !”, un article d’Agnès Vaquin
CHANTAL THOMAS, LE TESTAMENT D’OLYMPE, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 310 p., 18 €
On aime ces livres où Chantal Thomas nous raconte son cher XVIIIe siècle. Elle le connaît par cœur. La phrase mise en épigraphe évoque
le destin de deux sœurs séparées par leurs vies. Elle est signée : «Apolline de T., Londres, juillet 1771 ». Cette personne se propose de raconter ses souvenirs et nous informe qu’ils seront suivis de la terrible histoire de sa sœur dont cette dernière lui a confié une relation sur son lit de mort et c’est là son « testament ».
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“Deux poètes”, un article de Norbert Czarny
RENÉ CHAR, NICOLAS DE STAËL CORRESPONDANCE 1951-1954, Éditions des Busclats, 144 p., 15 €
René Char n’était pas homme de demi-mesure. Il s’engageait en amitié comme il l’a fait en Résistance, avec passion. Et il restait fidèle quand il ne rompait pas violemment. Ainsi, il est resté proche d’Eluard malgré les choix partisans de ce dernier, et la mort de Camus est restée une blessure ouverte. Sans doute en est-il allé de même avec Nicolas de Staël, quand le peintre s’est suicidé, en 1955, à Antibes.
“Aimer ou ne pas aimer”, un article de Christian Mouze
BENGT JANGFELDT, LA VIE EN JEU, Une biographie de Vladimir Maïakovski, trad. du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 589 p., 25 €
«Aimer ou ne pas aimer, voilà la question – la question à laquelle un révolutionnaire devrait pouvoir répondre sans ambages. » C’est André
Breton qui écrit cela en juillet 1930 à propos de la mort de Maïakovski. Nul n’a mieux vu ainsi le lien de l’amour et de l’esprit révolutionnaire. Et nul mieux que Maïakovski n’a voulu lier et incarner l’amour et la révolution.
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“Quand le barde refait surface”, un article de Maurice Mourier
ELIAS LÖNNROT, LE KALEVALA, ÉPOPÉE DES FINNOIS suivi d’un choix de poèmes ouraliens traductions, introduction et annotations par Gabriel Rebourcet, Gallimard, coll. « Quarto », 1092 p., 24 doc., 24,90
Bien qu’il s’agisse d’une réédition à l’identique du texte paru en deux tomes chez le même éditeur en 1991 dans la collection « L’aube des peuples », l’intérêt exceptionnel de cet ensemble justifie qu’on salue sa reprise en un volume unique et une collection plus accessible.
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“L’homme qui avance devant lui”, un article de Marie Etienne
JACQUES DARRAS, LA RECONQUÊTE DU TOMBEAU D’ÉMILE VERHAEREN poésie, Le Cri, Bruxelles / LA CONJUGAISON DE PLACES AMOUREUSES proses Éd. de Corlevour / JACQUES DARRAS, POÈTE DE LA FLUIDITÉ, Actes du Colloque de l’Université de Nice, Le Cri, Bruxelles / À CIEL OUVERT Entretiens avec Yvon Le Men, Éd. La Passe du vent Avec ses 15 publications de poésie, ses 4 pièces de théâtre, ses 16 essais, ses 22 traductions, les 66 numéros de sa revue de poésie In’hui, ses articles en revues et dans les journaux, Jacques Darras fait figure d’infatigable marcheur.
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“Peindre l’harmonie”, un article de Gilbert Lascault
LAURENT FABIUS, LE CABINET DES DOUZE, Regards sur des tableaux qui font la France, Gallimard, coll. « Témoins de l’art », 224 p., 85 ill., 22,50 €
Socialiste méditatif, amoureux de la peinture, Laurent Fabius regarde les tableaux qui l’émeuvent. Dans les musées, il les voit et les revoit. Il les aime. Avec ferveur, avec précision, il les observe de très près.
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“Journal du désastre”, un article de Maurice Mourier
ROLAND DE MARGERIE, JOURNAL (1939-1940) préface d’Éric Roussel, Grasset, 409 p., 18,50 €
Diplomate de carrière, issu d’une noble famille de grands serviteurs de l’État depuis des générations par son père, de celle d’Edmond Rostand par sa mère, Roland de Margerie, alors en poste à Londres, renonce en août 39 à ses vacances d’été, vient à Paris aux nouvelles (la signature par Ribbentrop et Molotov du premier Pacte germano-soviétique date du 23 août), y rencontre Alexis Léger, futur Saint-John Perse, alors tout-puissant secrétaire général des Affaires étrangères. Frappé par la sérénité quelque peu désinvolte de celui-ci, sa façon de minimiser les dangers de la guerre qui, à l’évidence, menace, il touche du doigt pour la première fois l’incroyable insouciance avec laquelle la France aborde un moment crucial de son Histoire.
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“Staline n’aimait pas la musique”, un article de Jean-Jacques Marie
ALEXANDER WERTH, SCANDALE MUSICAL À MOSCOU, trad. et présenté par Nicolas Werth, Tallandier, 180 p., 15,90 €
La Pravda du 10 février 1948 publie au nom du Comité central (qui n’a pas été réuni pour l’occasion et que d’ailleurs Staline ne réunissait quasiment plus) un décret prononçant une condamnation brutale des musiciens soviétiques Chostakovitch, Prokofiev, Khatchatourian et Miaskovski accusés de « formalisme ». Ces musiciens, affirme le décret dans une langue de bois policière, «font fi des goûts artistiques et des demandes des peuples de l’URSS (…) rejetant la fonction sociale de la musique, se contente[nt] de pourvoir aux goûts dégénérés d’une poignée d’individualistes esthétisants».
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“La chair invisible du travail”, un article de Patrick Faugeras
YVES CLOT, LE TRAVAIL À CŒUR, Pour en finir avec les risques psychosociaux, La Découverte, 190 p., 14,50 €
Le travail est malade, pourtant ce sont ses opérateurs qui s’effondrent, développent diverses pathologies, multiplient les troubles musculo-squelettiques, se suicident. Le travail est malade, pourtant plutôt que de s’occuper à le soigner, en s’intéressant, voire en contestant les réorganisations dont il est l’objet, pouvoirs publics, décideurs, et quelquefois les syndicats, entendent gérer et manager, à grand renfort de réformes, procédures et autres cellules de veille, la prévention de ce qu’on appelle aujourd’hui les risques psychosociaux et le soin des personnes fragilisées, dites porteuses de risque.
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“Conditions clandestines”, un article de Patrick Cingolani
LAURENCE ROULLEAU-BERGER, MIGRER AU FÉMININ, Puf, coll. « la Nature humaine », 192 p., 15 € / SÉBASTIEN CHAUVIN, LES AGENCES DE LA PRÉCARITÉ Journaliers à Chicago Seuil, coll. « Liber », 339 p., 22 €
Si la dynamique politique des sans-papiers et la sociologie de leur mobilisation a fait diversement l’objet d’analyses depuis notamment le livre de Johanna Siméant sur les luttes de la fin des années 90, l’expérience de ces mêmes sans-papiers méritait d’être revisitée à partir de leur parcours migratoire et de leur vécu du travail. Deux livres, chacun à leur manière bien différente, viennent apporter un vif éclairage sur les nouvelles conditions de la migration et les nouvelles conditions d’exploitation des immigrés.
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“La vie comme entreprise”, un article de Jean-Paul Deléage
ROBERT BARBAULT et JACQUES WEBER, LA VIE, QUELLE ENTREPRISE ! Pour une révolution écologique de l’économie, Seuil, coll. « Science ouverte », 208 p., 19€
La question qui se pose au monde et que pose ce livre est celle d’une biosphère durable. Les auteurs allient les regards de l’écologie et de l’économie, les compétences du naturaliste et celles de l’anthropologue pour construire une vision partagée de la puissance du monde vivant dont la toile fragile est déchirée par les activités humaines, dominées par les dogmes à hauts risques et irresponsables des managers néolibéraux.

ANITA BROOKNER ÉTRANGERS, Strangers, trad. de l’anglais par Françoise du Sorbier, Fayard, 269 p., 19 €
PHILIPPE VASSET, JOURNAL INTIME D’UNE PRÉDATRICE, Fayard, 208 p., 15,90 €
YVES BICHET, RESPLANDY, Seuil, 240 p., 17 €
ÉRIC PESSAN, INCIDENT DE PERSONNE, Albin Michel, 190 p., 15 €
CÉCILE REIMS, PEUT-ÊTRE, Le Temps qu’il fait, 176 p., 18 €
PER PETTERSON – MAUDIT SOIT LE FLEUVE DU TEMPS – trad. du norvégien par Terje Sinding, Gallimard, coll. « Du monde entier », 235 p., 18,50 €
LOUISE ERDRICH – LA MALÉDICTION DES COLOMBES The Plague of Doves – trad. de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez – Albin Michel, 482 p., 22,50 €
SOPHIE TOLSTOÏ – À QUI LA FAUTE ?
MICHEL PASTOUREAU – LES COULEURS DE NOS SOUVENIRS – Seuil, 260 p., 18 €
EUGENIO MONTALE – PAPILLON DE DINARD – trad. de l’italien par Mario Fusco – Verdier, 220 p., 18 €
ALBERT THIBAUDET – INTÉRIEURS – Baudelaire – Fromentin – Amiel – Édition présentée et annotée par Robert Kopp – Gallimard, coll. « Les Cahiers de la NRF », 258 p., 25 €
MARTHA C. NUSSBAUM – LA CONNAISSANCE DE L’AMOUR – Cerf, 589 p., 68 €
GAËL EISMANN, HÔTEL MAJESTIC, Ordre et sécurité en France occupée (1940-1944), Tallandier, 592 p., 32 €
NICOLA TRANFAGLIA, POURQUOI LA MAFIA A GAGNÉ, Les classes dirigeantes italiennes et la lutte contre la mafia (1861-2008) trad. de l’italien par Jacques Bersani, préface de Gian Carlo Caselli, Tallandier, 234 p., 21 €
Vu de loin, avant que le mois ne commence, les promesses de septembre nous font déjà tomber les bras. Les dizaines de films qui nous menacent (65 au premier comptage), à consommer immédiatement avant que le contingent d’octobre, aussi nombreux, ne les chasse, nous plongent dans le même état de stupeur que le critique affligé derrière les murailles de livres apportés par la grande marée de l’été et qui frémit de s’y atteler. Pour réaffûter nos souvenirs et briller en ville – les films qui donnent à penser sont une bénédiction pour lesdiscussions postprandiales –, va-t-il nous falloir revoir les deux triomphateurs de Cannes, “Oncle Boonmee”, d’Apichatpong Weerasethakul, et “Des hommes et des dieux”, de Xavier Beauvois, dont on prévoit les commentaires énamourés à cinq étoiles qu’ils vont éveiller ?
CONSTANTIN MELNIK, DE GAULLE, LES SERVICES SECRETS ET L’ALGÉRIE, Nouveau Monde éditions, 464 p., 22 €
ALAIN MABANCKOU
ROBERT BOBER
ON NE PEUT PLUS DORMIR TRANQUILLE QUAND ON A UNE FOIS OUVERT LES YEUX
P.O.L, 290 p., 17 €
LUTZ BASSMAN, LES AIGLES PUENT, Verdier, 160 p., 16 € /
MARC WEITZMANN, QUAND J’ÉTAIS NORMAL, Grasset, 240 p., 18,50 €
THIERRY BEINSTINGEL, RETOUR AUX MOTS SAUVAGES, Fayard, 300 p., 19 €
GIORGIO VASTA, LE TEMPS MATÉRIEL, trad. de l’italien par Vincent Raynaud, Gallimard, 361 p., 21,50 €
THOMAS HEAMS-OGUS, CENT SEIZE CHINOIS ET QUELQUES, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 132 p., 15 €
BERNARD RUHAUD, SALUT À VOUS ! Maurice Nadeau, 206 p., 18 €
JEAN-PAUL MICHEL, JE NE VOUDRAIS RIEN QUI MENTE, DANS UN LIVRE, Flammarion, coll. « Poésie », 320 p., 19,50 €
HÉLÈNE CIXOUS, LE RIRE DE LA MÉDUSE ET AUTRES IRONIES, préface de Frédéric Regard, Galilée, 199 p., 29 €
De quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ? Enquêtes 1980, 2010, Revue Le Débat, 509 p., 22,50 € / LAWRENCE W. LEVINE CULTURE D’EN HAUT, CULTURE D’EN BAS, L’émergence des hiérarchies culturelles aux États-Unis trad. de l’américain par Olivier Vanhée et Marianne Woollven La Découverte, 316 p., 26 € / MIGUEL ABENSOUR L’HOMME EST UN ANIMAL UTOPIQUE Éd. de la nuit, 263 p., 25 €
JEAN-CLAUDE MATHIEU, ÉCRIRE, INSCRIRE, Images d’inscriptions, mirages d’écriture, José Corti, coll. « les Essais », 632 p., 29 €
SIEGFRIED KRACAUER, THÉORIE DU FILM La rédemption de la réalité matérielle, trad. de l’anglais par Daniel Blanchard et Claude Orsoni, édité et présenté par Philippe Despoix et Nia Perivolaropoulou, préface de Jean-Louis Leutrat, Flammarion, 516 p., 32 € / OLIVIER AGARD, KRACAUER, LE CHIFFONNIER MÉLANCOLIQUE, CNRS Éditions, 391 p., 28 €
ZEEV STERNHELL, LES ANTI-LUMIÈRES, UNE TRADITION DU XVIIIe SIÈCLE À LA GUERRE FROIDE, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 942 p., 11,78 €
RÉTROSPECTIVE ERNST LUBITSCH Cinémathèque française, 25 août-10 octobre €
Identification des autres personnages
HERMAN MELVILLE ŒUVRES IV : BARTLEBY LE SCRIBE, BILLY BUDD, MARIN et autres romans Édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski, trad. de Ph. Jaworski et P. Leyris Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1 424 p., 62,50 €
ALEJANDRA PIZARNIK JOURNAUX 1959-1971 trad. de l’espagnol (Argentine) par Anne Picard José Corti, 363 p., 22 €
ROBERT COOVER VILLE FANTÔME Ghost Town trad. de l’anglais (États-Unis) par Bernard Hoepffner
CHRISTOPH HEIN PAULA T. UNE FEMME ALLEMANDE Frau Paula Trousseau trad. de l’allemand par Nicole Bary Éd. Métailié, 418 p., 22 €
HANS-ULRICH TREICHEL ANATOLIN trad. de l’allemand par Barbara Fontaine Gallimard, 126 p., 15,40 €
JACQUES RÉDA AUTOPORTRAITS Fata Morgana, 192 p., 17 € et L’IMPROVISTE Gallimard, coll. « Folio », 416 p., 9,20 €
DOMINIQUE RABATÉ LE ROMAN ET LE SENS DE LA VIE José Corti, coll. « Les Essais », 128 p., 19 €
LUDWIG LEHNEN MALLARMÉ ET STEFAN GEORGE Politiques de la poésie à l’époque du symbolisme Presses de l’université Paris-Sorbonne, 704 p., 33 €
ALBA ROMANO PACE JACQUELINE LAMBA. PEINTRE REBELLE, MUSE DE L’AMOUR FOU trad. de l’italien par Pascal Varejka, Gallimard, coll. « Témoins de l’art », 320 p., 23,50 €
EXPOSITION BRAM ET GEER VAN VELDE DEUX PEINTRES/UN NOM Musée des Beaux-Arts de Lyon du 16 avril 2010 au 19 juillet 2010
RICHARD SENNETT CE QUE SAIT LA MAIN La culture de l’artisanat trad. de l’anglais par Pierre-Emmanuel Dauzat Albin Michel, 408 p., 23 €
La Zone grise Entre accommodement et collaboration sous la direction de Philippe Mesnard et Yannis Thanassekos Éd. Kimé, coll. « Histoire & Mémoire », 255 p., 25 €
FELIX ROHATYN CES HOMMES QUI ONT FAIT L’AMÉRIQUE Bold Endeavors trad. de l’anglais par Hélène Demazure Éd. Saint-Simon, 196 p., 23 €
Ruptures postcoloniales Les nouveaux visages de la société française Sous la direction de N. Bancel, F. Bernault, P. Blanchard, A. Boubeker, A. Mbembe et F. Vergès La Découverte, coll. « Cahiers libres », 540 p., 26 €
PHILIPP BLOM UNE HISTOIRE INTIME DES COLLECTIONNEURS Payot, 346 p., 21,50 €
JOHN CAGE JE N’AI JAMAIS ÉCOUTÉ AUCUN SON SANS L’AIMER : LE SEUL PROBLÈME AVEC LES SONS, C’EST LA MUSIQUE Suivi d’Esthétique du silence par Daniel Charles, La main courante, 46 p., 12 €
Zoazig Aaron, “La Sentinelle tranquille sous la lune” (Gallimard, 294 p., 18,90 €). « Faire attendre, c’est un art et, Soazig Aaron, c’est un art qu’elle pratique avec virtuosité » (Agnès Vaquin, QL n° 1012).
Sylvie Aymard, “La Vie lente des hommes” (Maurice Nadeau, 140 p., 16 €). Par l’auteur de “Courir dans les bois sans désemparer”.
Antoni Casas Ros, “Enigma” (Gallimard, 252 p., 16,90 €) « nous enchante par la virtuosité d’un style cristallin, la profondeur d’une construction en abîme saturée d’ironie et de jeux formels, qui portent une histoire troublante, sensuelle, douloureuse » (Hugo Pradelle, QL n° 1013).
Chantal Chawaf, “Je suis née” (Des Femmes/Antoinette Fouque, 563 p., 20 €). « Chantal Chawaf raconte l’histoire de l’enfant funéraire qui porte en elle, la clarté miraculeuse d’une vie réchappée des bombes » (Laurence Zordan, QL n° 1014).
YÛ NAGASHIMA
CYRIL HUOT
PIERRE BERGOUNIOUX
XAVIER BENGUEREL
FERNANDO PESSOA
LES CONTES DE SHAKESPEARE
ROBERTO JUARROZ
HERMAN MELVILLE
HANS ERICH BÖDEKER,
Dictionnaire d’histoire culturelle de la France contemporaine
TOM KEVE
ALAIN ROUQUIÉ
VICTOR SERGE
MIREILLE DELMAS-MARTY
WELLS TOWER
GÉRARD JORLAND
Les Naufragés du Fol Espoir (Aurores)
FESTIVAL PARIS CINÉMA du 3 au 13 juillet
ERRI DE LUCA
FRANK WESTERMAN
DANILO KI´S
ALEXIS NOUSS
JULIO CORTÁZAR
PÉTRARQUE
MARIE DU BOUCHET,
GEOFFREY CHAUCER
BERNARD LAHIRE
GABRIEL ROCKHILL et ALFREDO GOMEZ-MULLER (dir.)
PHILIPPE BARTHELET et ÉRIC HEITZ
SERGE SEDOV,
BERNARD-MARIE KOLTÈS
FERDINAND KHITTL
THOMAS DOMMANGE
PARIS REVIEW
THIERRY CAMOUS
GRÉGOIRE CHAMAYOU
ROBERTO ESPOSITO
EMMANUEL MOSES
PIERRE GUYOTAT
FRANCESCO PICCOLO
FRANCIS WYNDHAM
L’AUTRE JARDIN
LARRY BEINHART
BÉATRICE MOUSLI
JUDE STÉFAN
JEAN-JACQUES LEFRÈRE
HARTMUT ROSA
ANNE SAUVAGNARGUES
JEAN-LUC NANCY
DANIEL L. EVERETT
ORLANDO FIGÈS
THOMAS BERNS, LAURENCE BLÉSIN et GAËLLE JEANMART
CYNTHIA FLEURY
DIDIER GIL
Tout semblait se liguer cette année pour faire du Festival de Cannes 2010 un millésime infortuné : un mini-tsunami qui a transformé la Croisette en marécage quelques jours avant l’ouverture, le nuage de cendres du volcan islandais qui risquait d’interdire l’accès aérien à la Côte, quelques remous politiques – la menace de manifestations contre le film de Rachid Bouchareb, “Hors-la-loi”, le mécontentement du gouvernement italien à l’annonce de la projection du film de Sabina Guzzanti Draquila, trop peu amène à l’égard du bienfaiteur de la Nation –, l’accusation, qui revient comme une antienne, d’une sélection sans goût ni saveur réservée à quelques cinéastes abonnés. Sans oublier la campagne publicitaire des auteurs et interprètes de Ça commence par la fin, reprochant au Festival d’avoir eu peur des audaces sexuelles de leur œuvre…
DIMITRIS DIMITRIADIS
CHARLES BURNEY
JEAN-PAUL SARTRE
ANDRÉ SCHIFFRIN
RÉGINE DETAMBEL
HENRI RACZYMOW
NELLA LARSEN
LORRIE MOORE
INGO SCHULZE
ROBERTO BOLAÑO
THOMAS BERNHARD
FLORENCE COLOMBANI
REMY DE GOURMONT
EXPOSITION
PUBLICATION
EXPOSITIONS
ARAGON ET L’ART MODERNE
ANNIE LE BRUN
LAIN GAMBIER
MICHEL WINOCK
JEAN ALLOUCH
GLORIA LEFF
FRANÇOISE BONARDEL
THOMAS BERNHARD
GARY-JOUVET 45-51
OLIVIER ASSAYAS
À travers le cristal d’Alan Glass





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