Journal en public, par Maurice Nadeau – 1er novembre 2011
novembre 1, 2011 Laisser un commentaire
JOURNAL EN PUBLIC, par MAURICE NADEAU
Philip Roth, Le Rabaissement, traduit de l’anglais (américain) par Marie-Claire Pasquier, Gallimard, 124 p., 13,90 €.
fario, n° 10, été-automne 2011 (416 p., 28 €), outre W. G. Sebald, une lettre de Rosa Luxemburg à Luise Kautsky, des textes divers et des poèmes. Le tout d’une haute tenue.
Le Rabaissement est le trentième livre de Philip Roth. On se précipite, on est tout de suite pris, et comment ne le serais-je pas, moi ? Car il s’agit d’un acteur en fin de course, pas si vieux, la soixantaine, qui fut célèbre (la comparaison s’arrête là) et qui ne se sent plus capable de monter sur une scène. Tous les héros qu’il a incarnés, des pièces de Sophocle, Shakespeare ou Tchekhov, et qui ont fait sa gloire, il n’est plus capable de les faire parler, de les faire même se déplacer sur le plancher d’une scène. Il a perdu vérité et naturel, il « joue faux ». On l’applaudissait, on reste indifférent ou on s’attriste. « Autrefois, quand il jouait il ne pensait à rien. Ce qu’il faisait bien, c’était par instinct. Maintenant il pensait à tout, et cela tuait toute spontanéité, toute vitalité. Il essayait de contrôler son jeu par la pensée, et il ne réussissait qu’à le détruire… Cela ne passait pas. Il était incapable de jouer. » Simon Axler a des rêves affreux, sa femme l’a quitté, il se sent fini, il pense au suicide. Lire la suite
En août dernier, au Banquet du livre de Lagrasse, j’ai promis à un auditeur de lui envoyer le texte de mon exposé. Or, de retour à Paris, j’ai fouillé trois fois mes bagages sans pouvoir remettre la main sur sa carte de visite. Il ne me reste donc qu’à espérer qu’il fréquente lui aussi les rivages de La Quinzaine pour y ramasser ma bouteille. Il y trouvera une version revue et augmentée de mon intervention. Pourvu que ce supplément lui fasse pardonner mon incurable étourderie.
La « pourriture coloniale », un article de NORBERT CZARNY
Familiers du désastre, un article de HUGO PRADELLE
« L’Universel est-il une idée claire et distincte ? Est-il univoque ? Pour répondre à cela, il faut construire une théorie de l’Universel qui soit moins naïve que les théories en usage. » C’est à partir de cette réflexion de Jean-Claude Milner que le programme de cet été a été conçu.

Drame chez les Fantochinois
YU HUA, LA CHINE EN DIX MOTS, trad. du chinois par Angel Pino et Isabelle Rabut Actes Sud, 332 p., 22 €
JEAN-FRANÇOIS HAAS, J’AI AVANCÉ COMME LA NUIT VIENT, Seuil, 400 p., 21 €





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