Marie Etienne au salon de la revue

Marie Etienne, écrivain, poète, collaboratrice et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire, sera présente à la 21ème édition du salon de la revue à une double titre :

Le samedi 15 octobre 2011 de 15h30-16h30
-  SALLE JEAN JOSÉ MARCHAND

« Avec Pierre Jean Jouve » 

En présence de spécialistes de Pierre Jean Jouve, d’écrivains et d’éditeurs (Cahiers Jouve et revue Nu(e)) cette table ronde permettra, en particulier, aux différents créateurs présents, de mettre en lumière leur relation à Pierre Jean Jouve et le lien qu’ils ont établi avec son œuvre pour élaborer leur propre création.

Avec Jean-Yves Masson, Philippe Raymond-Thimonga, Marie Étienne, Benoît Conort, Béatrice Bonhomme, Sylvie Tournadre, Jean-Paul Louis-Lambert.

Le dimanche 16 octobre 2011 15h00-16h00 - SALLE JEAN JOSÉ MARCHAND

« En compagnie de Marie Étienne » 

Table ronde en présence de l’auteur, de l’éditrice de la revue, de la coordinatrice du numéro et de trois de ses contributeurs. Ce volume 47 de la revue Nu(e), à propos duquel s’entretiendront les différents invités (poètes, éditeurs, musicien, universitaires) retrace les étapes du parcours de l’auteur.

Avec Marie Étienne, Béatrice Bonhomme, Marie Joqueviel-Bourjea, Paul Louis Rossi, Yves di Manno et Jean-Yves Bosseur.

Retrouvez toute la programmation du salon ici

 

Poésie ! – « La Quinzaine des libraires » n°8 – lundi 11 juillet 2011

Poésie !


La Quinzaine littéraire en partenariat avec 1001libraires.com présente la 8ème édition de l’émission littéraire “La Quinzaine des libraires”.

Numéro spécial poésie

Lors de cette émission, Hugo Pradelle, accompagné de Marie Étienne (collaboratrice et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire), Gérard Noiret (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire) et Nicolas Jalageas (Librairie Les Cahiers de Colette), nous ont proposé un parcours dans la production poétique récente.

Au sommaire :

Jean-Paul Michel, Je ne voudrais rien qui mente dans un livre, Flammarion ;

Partie 1/2

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Poésie ! – « La Quinzaine des libraires » n°8 – lundi 11 juillet 2011 à 19h30

Numéro spécial poésie 

« La Quinzaine des libraires », vous convie à son 8ème rendez-vous consacré à la poésie.

L’enregistrement de l’émission se déroulera le lundi 11 juillet 2011 à 19h30, au Centre Wallonie Bruxelles ( 46, Rue Quincampoix (niveau-1) – 75004 Paris).

Lors de cette émission, Hugo Pradelle, accompagné de collaborateurs de La Quinzaine littéraire et de libraires, proposera un parcours dans la production poétique récente.

Au sommaire :

Jean-Paul Michel, Je ne voudrais rien qui mente dans un livre, Flammarion ;

Michael Edwards, Le Bonheur d’être ici, Fayard ;

Fabienne Raphoz, Jeux d’oiseaux dans un ciel vide – augures, éditions Héros-Limite ;

Gwenaëlle Stubbe, Ma tante Sidonie, POL. Lire la suite

Marie Étienne à L’Arsenal de la Poésie – Lundi 16 mai 2011

L’Arsenal de la Poésie

La Biblihotèque Nationale de France vous invite à assister à la soirée organisée en l’honneur et en la présence de Marie Etienne , le lundi 16 mai 2011, dans le cadre du cycle « l’Arsenal de la Poésie ».

La lecture des textes, par la comédienne Jeanne Vitez et l’auteur, sera ponctuée d’un entretien avec Hugo Pradelle (rédacteur à la Quinzaine littéraire).

Cette manifestation aura lieu de 18h 30 à 20h à la Bibliothèque de l’Arsenal, entrée au 3 rue de Sully, Paris 4e, métro Sully-Morland ou Bastille.

NB 1 : cette rencontre est organisée à l’occasion de la parution de ses trois derniers livres Le Livre des Recels (Flammarion), Haute Lice (Corti), Les Yeux fermés (Corti) et du numéro 47 de la revue Nu(e) qui lui est consacré.

NB 2 :  En raison du nombre réduit de places, nous vous rappelons qu’il est indispensable de réserver au 01 53 79 49 49, en y laissant vos noms et numéros de téléphone.

Marie Étienne, “Le livre des recels”

La survenante, un article de PAOL KEINEG

MARIE ÉTIENNE LE LIVRE DES RECELS Flammarion, coll. « Poésie », 350 p., 20 € HAUTE LICE José Corti, 182 p., 18 € LES YEUX FERMÉS ou Les variations Bergman José Corti, coll. « En lisant en écrivant », 220 p., 19 €

Il fut un temps où je croyais que pour légitimement devenir un « écrivain français », il fallait à tout le moins avoir fait voguer, enfant, un voilier sur le bassin du jardin du Luxembourg. Une condition qui d’emblée aurait exclu Marie Étienne, d’abord parce qu’on n’attendait pas des petites filles qu’elles poussent des bateaux sur l’eau, ensuite parce qu’elle a passé l’essentiel de son enfance au Vietnam, en Afrique, en Allemagne, et même un peu en France, mais loin du bassin du Luxembourg. Lire la suite

La Quinzaine n°1033, du 1er au 15 mars 2011

ROMAN, RECITS

L’art de la démesure, un article de MAURICE MOURIER

YANN GARVOZ, PLANTATION MASSA-LANMAUX, Maurice Nadeau, 312 p., 24 €

Au XVIIIe siècle, le jeune fils d’un planteur des « colonies », après des études en France qui l’ont mis au contact des idées philanthropiques des Lumières, rentre au pays. La plantation de canne à sucre de son père fonctionne, selon l’ancien système éprouvé, sur la soumission absolue des esclaves au maître. Imprégné d’utopie rousseauiste, Donatien, qui porte le prénom du Divin Marquis, va essayer de moderniser et d’humaniser le domaine. Ce livre étrange, aux deux tiers réussi, raconte son échec.

La Quinzaine n°1028, du 16 au 31 décembre 2010

ROMAN

Polymorphie, un article de HUGO PRADELLE

HENNING MANKELL, L’HOMME INQUIET, La dernière enquête de Wallander, trad. du suédois par Anna Gibson, Seuil, coll. « Policiers », 560 p., 22 €

La parution du dernier opus de la série policière mettant en scène Kurt Wallander présente l’occasion de nous interroger sur l’oeuvre polymorphe et engagée d’Henning Mankell, sur ce qu’elle révèle de notre époque.

 

 

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La Quinzaine n°1025, du 1er au 15 novembre 2010

 

ROMANS, RÉCITS

“L’Amour
au temps de la relégation”, un article de Jean-Paul Champseix

ISMAIL KADARÉ, L’ENTRAVÉE, Requiem pour Linda B. trad. de l’albanais par Tedi Papavrami Fayard, coll. « Littérature étrangère », 206 p., 17,90 €

Ce dernier roman d’Ismail Kadaré est dédié « Aux Albanaises nées, grandies et devenues jeunes filles en relégation ». La tyrannie stalinienne d’Enver Hoxha, qui pratiquait la responsabilité collective, envoyait une famille entière en relégation pour la « faute » d’un seul… L’« entravée » est une jeune fille d’une famille déclassée, c’est-à-dire jadis bourgeoise, que l’on a éloignée de Tirana pour une bourgade du centre de l’Albanie.

 

La compassion“, un article de Hugo Pradelle

JEAN-FRANÇOIS HAAS, J’AI AVANCÉ COMME LA NUIT VIENT, Seuil, 400 p., 21 €

Haas fait de son deuxième roman le creuset d’histoires qui ouvrent à d’autres histoires, la sienne et celles de la multitude, pour dire quelque chose de la nature de la mémoire, de sa force, comme de celles des mots qui nous font exister, résistants et braves dans le tourment de la vie, réaf- firmant avec une énergie magistrale la nature de la langue et de la frater- nité, de la compassion et de la permanence de la beauté.

 

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La Quinzaine n°1023, du 1er au 15 octobre 2010… en couleur !

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Voici un aperçu des livres figurant dans la Quinzaine n°1023, du 1er au 15 octobre 2010… un numéro en couleur !!

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“Les mots et les nuages”, un article de Laurence Zordan

POÉSIE, ARTS, PENSÉE, Carte blanche donnée à Yves Bonnefoy, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Hermann, 229 p., 30 € // CHRISTIAN DOUMET, LA DÉRAISON POÉTIQUE, DES PHILOSOPHES, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née, Stock, 307 p., 20,99 € // ANTONIO RAFELE,  LA MÉTROPOLE BENJAMIN ET SIMMEL, textes rassemblés par Yves Bonnefoy et Patrick Née CNRS éditions, 138 p., 17 €

« Le poète retrace sur la page blanche les pas d’un danseur enfui… Et pour cela, préfère l’impair, plus vague et plus soluble dans l’air… L’écrivain appartient à un langage que personne ne parle, qui ne s’adresse à personne, qui n’a pas de centre, qui ne révèle rien… Les mots étaient en réalité des nuages… Ne pas trouver son chemin dans une ville, ça ne signifie pas grand-chose, mais s’égarer dans une ville comme on s’égare dans une forêt demande toute une éducation… Je ne veux plus me retenir des erreurs de mes doigts, des erreurs de mes yeux. Je sais maintenant qu’elles ne sont pas que des pièges grossiers, mais de curieux chemins vers un but que rien ne peut me révéler, elles seules… Il démolit ce qui existe, non pour l’amour des décombres, mais pour l’amour du chemin qui les traverse… L’homme a besoin d’une véritable morale cosmique. Toute lutte réclame, en même temps, un objet et un décor… » : on pratiquerait volontiers l’art de la citation sous forme de montage  pour montrer que l’évanescence est la seule pourvoyeuse d’évidences, pas celle des idées reçues, mais celle des idées conquises.

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“Requiem pour le XXe siècle”, un entretien de Philippe Forest, réalisé Tiphaine Samoyault

PHILIPPE FOREST, LE SIÈCLE DES NUAGES, Gallimard, 557 p., 21,50€

Roman-siècle comme on dit roman-monde, le dernier livre de Philippe Forest tient deux histoires en même temps, l’histoire minuscule d’un homme qui en a occupé presque tout le temps et l’histoire majuscule d’une époque marquée autant par la rêverie technologique que par la destruction. Entre ces deux histoires, l’avion, qui fut à la fois l’utopie
par excellence, l’utopie réalisée de l’homme qui veut voler et une puissante machine de guerre, fait le lien. Le père du narrateur était en effet aviateur et a inscrit son histoire modeste dans l’épopée de l’air sans pourtant en écrire la légende. Né en 1921, il savait déjà en commençant à voler que l’aviation n’était plus seulement une belle aventure. Ce qui fut la réalisation d’un rêve, d’une des enfances les plus belles de l’homme, est aussi ce qui contribua à faire de l’avenir un horizon bouché. « Car, en l’espace de quelques années, celles qui se sont écoulées en un battement de paupières depuis Ader et Blériot, l’aviation est devenue cela : cette entreprise anonyme de dévastation qui s’étend méthodiquement sur toute la surface des continents, faisant passer sur ceux-ci des formations d’appareils par centaines qui accomplissent leur métier de mort, larguant leurs bombes à l’aplomb des villes, lâchant leurs rafales sur des objectifs à peine aperçus dans le cadre du viseur, lancés dans l’air à une allure si formidable que le spectacle du monde autour d’eux prend l’apparence d’un inintelligible chaos qu’ils traversent en trombe et sans avoir du tout le temps de réaliser ce qu’il représente. »

Le livre commence et s’achève par une chute. Celle d’un avion d’Imperial Airways à vingt kilomètres de Mâcon et que le père, adolescent, a pu voir. Celle du père, tombant dans la rue un jour de 1999 pour ne plus se relever. Les mythes survivent à l’histoire. Icare toujours, malgré les techniques du vol. Il fallait un romancier qui eût assez de souffle pour raconter cette histoire et pour la donner à la fois comme un avenir et comme un passé. Philippe Forest aura pour toujours été celui-là qui, dans un livre épique, documenté et en même temps constamment émouvant donne, depuis les nuages, un portrait du « vieux vingtième siècle » à la fois dramatique, mélancolique et beau.

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“Une saison en Houellebecquie”, un article de Jean-Jacques Lefrère

MICHEL HOUELLEBECQ, LA CARTE ET LE TERRITOIRE, Flammarion, 450 p., 22 €

Puisqu’il est des rentrées littéraires comme il est des rentrées scolaires, il faut en accepter le principe, mais il n’est pas aisé, il est même impossible, d’identifier avec certitude ce qui sort du lot. À en croire le déluge d’articles et d’échos qui a accompagné “La Carte et le Territoire” de Michel Houellebecq, ce serait ce roman. L’histoire littéraire, qui ne fait aucune concession, justifiera-t-elle ce jugement ?

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“Vers l’égalité”, un article de Tiphaine Samoyault

J. M. COETZEE, L’ÉTÉ DE LA VIE, Summertime, trad. de l’anglais par Catherine Lauga Du Plessis, Seuil, 320 p., 22

Formule inédite de la confession, entre l’”Autobiographie d’Alice B. Toklas” de Gertrude Stein et les “Mémoires d’outre-tombe”, “L’Été de la vie” de J. M. Coetzee, présenté comme le troisième volet de son œuvre autobiographique après “Scènes de la vie d’un jeune garçon” et “Vers l’âge d’homme”, emploie une forme tout à fait singulière.

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“Cher XVIIIe siècle !”, un article d’Agnès Vaquin

CHANTAL THOMAS, LE TESTAMENT D’OLYMPE, Seuil, coll. « Fiction & Cie », 310 p., 18 €

On aime ces livres où Chantal Thomas nous raconte son cher XVIIIe siècle. Elle le connaît par cœur. La phrase mise en épigraphe évoque
le destin de deux sœurs séparées par leurs vies. Elle est signée : «Apolline de T., Londres, juillet 1771 ». Cette personne se propose de raconter ses souvenirs et nous informe qu’ils seront suivis de la terrible histoire de sa sœur dont cette dernière lui a confié une relation sur son lit de mort et c’est là son « testament ».

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“Deux poètes”, un article de Norbert Czarny

RENÉ CHAR, NICOLAS DE STAËL CORRESPONDANCE 1951-1954, Éditions des Busclats, 144 p., 15 €

René Char n’était pas homme de demi-mesure. Il s’engageait en amitié comme il l’a fait en Résistance, avec passion. Et il restait fidèle quand il ne rompait pas violemment. Ainsi, il est resté proche d’Eluard malgré les choix partisans de ce dernier, et la mort de Camus est restée une blessure ouverte. Sans doute en est-il allé de même avec Nicolas de Staël, quand le peintre s’est suicidé, en 1955, à Antibes.

“Aimer ou ne pas aimer”, un article de Christian Mouze

BENGT JANGFELDT, LA VIE EN JEU, Une biographie de Vladimir Maïakovski, trad. du suédois par Rémi Cassaigne, Albin Michel, 589 p., 25 €

«Aimer ou ne pas aimer, voilà la question – la question à laquelle un révolutionnaire devrait pouvoir répondre sans ambages. » C’est André
Breton qui écrit cela en juillet 1930 à propos de la mort de Maïakovski. Nul n’a mieux vu ainsi le lien de l’amour et de l’esprit révolutionnaire. Et nul mieux que Maïakovski n’a voulu lier et incarner l’amour et la révolution.

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“Quand le barde refait surface”, un article de Maurice Mourier

ELIAS LÖNNROT, LE KALEVALA, ÉPOPÉE DES FINNOIS suivi d’un choix de poèmes ouraliens traductions, introduction et annotations par Gabriel Rebourcet, Gallimard, coll. « Quarto », 1092 p., 24 doc., 24,90

Bien qu’il s’agisse d’une réédition à l’identique du texte paru en deux tomes chez le même éditeur en 1991 dans la collection « L’aube des peuples », l’intérêt exceptionnel de cet ensemble justifie qu’on salue sa reprise en un volume unique et une collection plus accessible.

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“L’homme qui avance devant lui”, un article de Marie Etienne

JACQUES DARRAS, LA RECONQUÊTE DU TOMBEAU D’ÉMILE VERHAEREN poésie, Le Cri, Bruxelles / LA CONJUGAISON DE PLACES AMOUREUSES proses Éd. de Corlevour / JACQUES DARRAS, POÈTE DE LA FLUIDITÉ, Actes du Colloque de l’Université de Nice, Le Cri, Bruxelles / À CIEL OUVERT Entretiens avec Yvon Le Men, Éd. La Passe du vent

Avec ses 15 publications de poésie, ses 4 pièces de théâtre, ses 16 essais, ses 22 traductions, les 66 numéros de sa revue de poésie In’hui, ses articles en revues et dans les journaux, Jacques Darras fait figure d’infatigable marcheur.

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“Peindre l’harmonie”, un article de Gilbert Lascault

LAURENT FABIUS, LE CABINET DES DOUZE, Regards sur des tableaux qui font la France, Gallimard, coll. « Témoins de l’art », 224 p., 85 ill., 22,50 €

Socialiste méditatif, amoureux de la peinture, Laurent Fabius regarde les tableaux qui l’émeuvent. Dans les musées, il les voit et les revoit. Il les aime. Avec ferveur, avec précision, il les observe de très près.

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“Journal du désastre”, un article de Maurice Mourier

ROLAND DE MARGERIE, JOURNAL (1939-1940) préface d’Éric Roussel, Grasset, 409 p., 18,50 €

Diplomate de carrière, issu d’une noble famille de grands serviteurs de l’État depuis des générations par son père, de celle d’Edmond Rostand par sa mère, Roland de Margerie, alors en poste à Londres, renonce en août 39 à ses vacances d’été, vient à Paris aux nouvelles (la signature par Ribbentrop et Molotov du premier Pacte germano-soviétique date du 23 août), y rencontre Alexis Léger, futur Saint-John Perse, alors tout-puissant secrétaire général des Affaires étrangères. Frappé par la sérénité quelque peu désinvolte de celui-ci, sa façon de minimiser les dangers de la guerre qui, à l’évidence, menace, il touche du doigt pour la première fois l’incroyable insouciance avec laquelle la France aborde un moment crucial de son Histoire.

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“Staline n’aimait pas la musique”, un article de Jean-Jacques Marie

ALEXANDER WERTH, SCANDALE MUSICAL À MOSCOU, trad. et présenté par Nicolas Werth, Tallandier, 180 p., 15,90 €

La Pravda du 10 février 1948 publie au nom du Comité central (qui n’a pas été réuni pour l’occasion et que d’ailleurs Staline ne réunissait quasiment plus) un décret prononçant une condamnation brutale des musiciens soviétiques Chostakovitch, Prokofiev, Khatchatourian et Miaskovski accusés de « formalisme ». Ces musiciens, affirme le décret dans une langue de bois policière, «font fi des goûts artistiques et des demandes des peuples de l’URSS (…) rejetant la fonction sociale de la musique, se contente[nt] de pourvoir aux goûts dégénérés d’une poignée d’individualistes esthétisants».

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“La chair invisible du travail”, un article de Patrick Faugeras

YVES CLOT, LE TRAVAIL À CŒUR, Pour en finir avec les risques psychosociaux, La Découverte, 190 p., 14,50 €

Le travail est malade, pourtant ce sont ses opérateurs qui s’effondrent, développent diverses pathologies, multiplient les troubles musculo-squelettiques, se suicident. Le travail est malade, pourtant plutôt que de s’occuper à le soigner, en s’intéressant, voire en contestant les réorganisations dont il est l’objet, pouvoirs publics, décideurs, et quelquefois les syndicats, entendent gérer et manager, à grand renfort de réformes, procédures et autres cellules de veille, la prévention de ce qu’on appelle aujourd’hui les risques psychosociaux et le soin des personnes fragilisées, dites porteuses de risque.

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“Conditions clandestines”, un article de Patrick Cingolani

LAURENCE ROULLEAU-BERGER, MIGRER AU FÉMININ, Puf, coll. « la Nature humaine », 192 p., 15 € / SÉBASTIEN CHAUVIN, LES AGENCES DE LA PRÉCARITÉ Journaliers à Chicago Seuil, coll. « Liber », 339 p., 22 €

Si la dynamique politique des sans-papiers et la sociologie de leur mobilisation a fait diversement l’objet d’analyses depuis notamment le livre de Johanna Siméant sur les luttes de la fin des années 90, l’expérience de ces mêmes sans-papiers méritait d’être revisitée à partir de leur parcours migratoire et de leur vécu du travail. Deux livres, chacun à leur manière bien différente, viennent apporter un vif éclairage sur les nouvelles conditions de la migration et les nouvelles conditions d’exploitation des immigrés.

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“La vie comme entreprise”, un article de Jean-Paul Deléage

ROBERT BARBAULT et JACQUES WEBER, LA VIE, QUELLE ENTREPRISE ! Pour une révolution écologique de l’économie, Seuil, coll. « Science ouverte », 208 p., 19€

La question qui se pose au monde et que pose ce livre est celle d’une biosphère durable. Les auteurs allient les regards de l’écologie et de l’économie, les compétences du naturaliste et celles de l’anthropologue pour construire une vision partagée de la puissance du monde vivant dont la toile fragile est déchirée par les activités humaines, dominées par les dogmes à hauts risques et irresponsables des managers néolibéraux.

La Quinzaine n°1018, du 1er au 15 juillet 2010

“Clair obscur”, un article d’Alain Joubert

YÛ NAGASHIMA
MA MÈRE À TOUTE ALLURE
précédé du CHIEN DANS LE SIDE-CAR
trad. du japonais par Marie Maurin
Philippe Piquier, 155 p., 16,50 €
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CYRIL HUOT
LETTRE À CE MONDE QUI JAMAIS NE RÉPOND
trad. du japonais par Marie Maurin
Les Éditions de la nuit, 188 p., 15 €

Commençons par l’obscur ; on y verra plus clair. L’auteur de Lettre à ce monde qui jamais ne répond, Cyril Huot, a la soixantaine. Ce livre est son premier roman (roman ?). Il a été acteur, critique de cinéma, fait de la télévision, réalisé un film, et bien d’autres choses encore. Or, ce livre brûle. Sachez-le.

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“À la traque de notre vie”, un article de Hugo Pradelle

PIERRE BERGOUNIOUX
CHASSEUR À LA MANQUE
Gallimard, coll. « Le Promeneur », 64 p., 11 €

En entreprenant de confier quelques expériences d’un chasseur raté, manqué, ainsi qu’une série de souvenirs fortement inscrits sur le territoire de son enfance, Pierre Bergounioux dépasse l’hérédité immédiate pour se confronter au grand tout qui nous précède, aux rites, aux habitudes profondément ancrées, celles de la survie et de l’ébaudissement devant la nature, ses possibles et ses empêchements.

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“La rage des vaincus”, un article d’Albert Bensoussan

XAVIER BENGUEREL
LES VAINCUS
trad. du catalan par Marie Bohigas
Autrement-Tinta Blava, 252 p., 19 €

Voici vingt ans disparaissait la grande voix romanesque de la Catalogne espagnole. Xavier Benguerel, sauvé de l’humiliante défaite de la guerre d’Espagne par son ami Pablo Neruda qui le conduisit en exil au Chili, nous a laissé une oeuvre considérable, dont cet Icaria, Icaria, ou l’aventure romanesque de l’utopiste Étienne Cabet, si bien accordé aux juvéniles aspirations de l’auteur, natif du Poble Nou à Barcelone.

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“Déchiffrement”, un article de Hugo Pradelle

FERNANDO PESSOA
QUARESMA, DÉCHIFFREUR
Quaresma, decifrador
trad. du portugais par Michelle Giudicelli
Christian Bourgois, 546 p., 23 €

Écrites dans un style qui semblera « inorganique » et « froid », les nouvelles inédites de Pessoa ordonnent une définition nouvelle de la réalité et une « pensée raisonnante » absolue. Elles constituent un pas de plus fait dans une oeuvre gigantesque et fascinante.

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“Shakespeare pour tous les âges”,

CHARLES ET MARY LAMB
LES CONTES DE SHAKESPEARE
Rivages, 192 p., 8 €

GIUSEPPE BARETTI
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ISCOURS SUR SHAKESPEARE ET SUR MONSIEUR DE VOLTAIRE
Anatolia, 192 p., 19,90 €

HENRI SUHAMY
HAMLET LEAR MACBETH, HISTOIRE DE
TROIS PERSONNAGES SHAKESPEARIENS
Ellipses, 384 p., 25 €

Les hasards de l’édition rapprochent autour du poète anglais trois ouvrages d’époque et de style très différents. Les Contes de Shakespeare s’adressent aux amateurs qui ont gardé leur âme d’enfant. “Le Discours” sur Shakespeare et sur Monsieur de Voltaire aux spécialistes des Lumières. Hamlet Lear Macbeth à un public cultivé shakespearien ou non. On peut les lire tous avec bonheur sans être spécialiste de quoi que ce soit.

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“Un grand conte solitaire”, un article de Marie Etienne

ROBERTO JUARROZ
POÉSIE ET CRÉATION
trad. de l’espagnol (Argentine) par Fernand Verhesen
José Corti, coll. « Ibériques », 176 p., 19 €

Tout au long de ses entretiens avec Guillermo Boido, parus en 1980 à Buenos Aires, le poète argentin Roberto Juarroz, dont la première traduction en français, par Roger Munier, date également de 1980, étudie les relations de la poésie avec la création, le poète, la littérature, la société et la réalité.

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“Poèmes d’une mort annoncée”, un article de Marc Amfreville

HERMAN MELVILLE
DERNIERS POÈMES
trad. de l’anglais par Agnès Derail et Bruno Monfort,
préface de Philippe Jaworski
Éd. Rue d’Ulm, 224 p., 15 €

Derniers poèmes, Herman Melville : un titre trompeur mais ô combien suggestif…  S’il s’agit bien des derniers poèmes en termes de date de publication, 1888 et 1891, la lumineuse préface de Philippe Jaworski nous éclaire sur ce point, rien ne permet d’établir avec certitude le moment de composition : la poésie a sans doute accompagné, doublé, émaillé l’écriture des romans tout au long d’une vie.

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“Göttingen, centre des Lumières”, un article de Christian Descamps

HANS ERICH BÖDEKER,
PHILIPPE BÜTTGEN et MICHEL ESPAGNE
GÖTTINGEN VERS 1800
L’EUROPE DES SCIENCES DE L’HOMME
Éditions du Cerf, 594 p., 42 €

Sur la carte géopolitique des universités de langue allemande, Göttingen, ce centre des Lumières, mérite une attention toute particulière, aux côtés du Heidelberg de Kant, du Iéna de Hegel, du Weimar de Goethe. Dans ce lieu – ce carrefour de diligences – s’est inventé un type original de machine universitaire, mêlant l’excellence de la critique biblique, de l’économie, de la philosophie et de l’anthropologie.

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“Fondamental”, un article de Alain Croix

Dictionnaire d’histoire culturelle de la France contemporaine
sous la direction de Christian Delporte, Jean-Yves Mollier et Jean-François Sirinelli
Puf, 900 p., 39 €

Ne laissons aucun suspense : ce livre est tout simplement remarquable, essentiel et fondamental dans la bibliothèque de tout lecteur curieux de la France contemporaine. Reste à expliquer pourquoi et, bien entendu, à pointer quelques limites ou faiblesses.

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“Des atomes crochus”, un article de Michel Plon

TOM KEVE
TROIS EXPLICATIONS DU MONDE
trad. de l’anglais par Sylvie Taussig
Albin Michel, 550 p., 25 €

C’est un roman, un roman que l’on peut inscrire dans ce genre en plein essor que l’on qualifie fréquemment de « fiction vraie » et qui consiste en la réinvention, souvent rigoureuse mais susceptible de donner lieu à des polémiques plus ou moins vives, d’échanges et de dialogues soutenus entre des personnages ayant réellement existé, souvent illustres, en la création de situations vraisemblables laissant apparaître comment lesdits personnages ont pu agir, créer, découvrir, voire décider non sans parfois des conséquences graves mais finalement proches de ce que fut la réalité.

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“L’avènement des démocraties”, Gilles Bataillon

ALAIN ROUQUIÉ
À L’OMBRE DES DICTATURES
LA DÉMOCRATIE EN AMÉRIQUE LATINE
Albin Michel, 378 p., 23 €

Le dernier livre d’Alain Rouquié est un survol de l’histoire politique de l’Amérique latine. Il évoque tour à tour les régimes politiques du XIXe siècle surgis des indépendances, les populismes de la première moitié du XXe siècle et les particularités du régime du Parti révolutionnaire mexicain, les dictatures militaires qui se multiplièrent dans les années 1960. Il relate aussi comment prirent fin les dictatures militaires à partir des années 1980 et comment elles cédèrent la place à des régimes démocratiques. Il s’essaye à caractériser la spécificité de ces nouveaux régimes démocratiques et s’interroge in fine sur les nouvelles formes du populisme qu’incarnent Hugo Chávez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie, Rafael Correa en Équateur et le ménage Kirchner en Argentine.

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“Un document historique et littéraire”, un article de Jean-Jacques Marie

VICTOR SERGE
RETOUR À L’OUEST,
CHRONIQUES (JUIN 1936-MAI 1940)
préface de Richard Greeman, textes choisis et annotés par Anthony Glinoer
Éditions Agone, 372 p., 23 €

Libéré par Staline, soucieux peut-être de répondre à une demande de Romain Rolland et d’intellectuels français dont il avait besoin pour sa propagande et sa politique du Front populaire, Victor Serge, opposant de gauche exilé depuis trois ans dans l’Oural, arrive à Bruxelles le 17 avril 1936. Dès juin 1936, mois marqué par la grève générale en France et par une puissante vague de grèves en Belgique, il publie dans le quotidien syndical belge La Wallonie une série de chroniques qu’il rédigera sans relâche jusqu’à la débâcle de mai 1940 : au total 203 ! Les éditions Agone publient une large sélection (93) de ces chroniques.

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“Le droit est-il déformant ?”, un article de Laurence Zordan

MIREILLE DELMAS-MARTY
LIBERTÉS ET SÛRETÉ DANS UN MONDE DANGEREUX
Seuil, 271 p., 21 €
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WELLS TOWER
TOUT PILLER, TOUT BRÛLER
trad. de l’américain par Michel Lederer
Albin Michel, 258 p., 20 €

Le droit peut-il être non seulement déformé, mais véritablement déformant, porteur de sa propre négation en ne progressant que par un insoutenable paradoxe ? Est-il « délirant » au sens étymologique du terme, en sortant de son sillon rectiligne ? Tel le chat de Lewis Carroll, disparaissant en ne laissant que son sourire, il serait vidé de sa substance en ne laissant qu’une grimace de cauchemar. Sous un titre d’une parfaite sobriété, le livre de Mireille Delmas-Marty est pourtant évocateur de l’image sombre d’une déshumanisation du droit.

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“Pour une politique d’hygiène publique”, un article de Jean-Paul Deléage

GÉRARD JORLAND
UNE SOCIÉTÉ À SOIGNER
HYGIÈNE ET SALUBRITÉ PUBLIQUES EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE
Gallimard, coll. « Bibliothèque des histoires », 368 p., 27 €

En France au XIXe siècle, l’hygiène publique joue un rôle central dans la prévention des maladies, car la médecine n’a pas conquis le pouvoir de les soigner efficacement. L’hygiène se donne comme mission de supprimer les foyers d’infection perçus comme une menace permanente pour la société. Aucun lieu, aucune institution, ni aucune activité n’échappe à sa vigilance. Égouts et voiries, bâtiments publics, usines polluantes ou casernes, mais aussi faits de société, tels que travail, crimes et suicides, alimentation et alcoolisme sont sous la très haute surveillance des hygiénistes, sans relâche aucune.

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“Le fol espoir du Soleil”, un article de Monique Le Roux

Les Naufragés du Fol Espoir (Aurores)
Création collective mi-écrite par Hélène Cixous
sur une proposition d’Ariane Mnouchkine
Théâtre du Soleil Du 15 septembre au 31 décembre 2010
Tournée nationale et internationale en 2011

Le dernier spectacle du Théâtre du Soleil, “Les Naufragés du Fol Espoir” (Aurores), se présente comme « une création collective, mi-écrite par Hélène Cixous sur une proposition d’Ariane Mnouchkine, librement inspirée d’un mystérieux roman posthume de Jules Verne ». Il montre le tournage, en juin 1914, dans la guinguette « Au Fol Espoir », d’une transposition de En Magellanie, devenu “Les Naufragés du Jonathan”.

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“Rendez-vous de juillet”, un article de Lucien Logette

FESTIVAL PARIS CINÉMA du 3 au 13 juillet
RÉTROSPECTIVES AKIRA KUROSAWA et RICCARDO FREDA
Cinémathèque française, jusqu’au 1er août

Côté cinéma, la traversée de l’été, pour les amateurs restés à la ville, a longtemps constitué une épreuve, sauf à se résoudre à revoir pour la quinzième fois les rétrospectives Bergman ou Hitchcock, floraisons rituelles du mois d’août, ou accepter d’ingurgiter sans barguigner les fonds de tiroirs bradés par les distributeurs américains bas de gamme. La chose n’était d’ailleurs pas si dramatique, et la dérive urbaine au fil de ces longs jours alcyoniens (la météo ne les avait pas encore fait disparaître) permettait la trouvaille, dont la rareté faisait le prix – combien de films, passés à la trappe aussitôt qu’apparus, chefs-d’oeuvre définitivement inconnus du troisième rayon à faire miroiter devant les yeux des bronzés de retour des plages. Mais ceci se passait en des temps très anciens. Le désert estival est désormais aussi peuplé que le reste de l’année.

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