Leonardo Padura, Pierre Pachet et Jean-Pierre Dupuy lauréats du Prix Roger Caillois 2011

Prix Roger Caillois 2011

Le 7 décembre, les prix Roger Caillois ont été remis, à La Maison de l’Amérique Latine, aux lauréats de l’année 2011. Le Prix de littérature latino-américaine a récompensé l’écrivain et journaliste cubain Leonardo Padura. L’écrivain et essayiste Pierre Pachet (membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire) a reçu le Prix de littérature française et Jean-Pierre Dupuy, épistémologue et philosophe, celui de l’essai. Vous pourrez retrouvez les critiques de leurs derniers ouvrages ci-dessous :

- JOURNAL EN PUBLIC de MAURICE NADEAU (QL n° 1028 parue le 16 décembre 2010) à propos de Leonardo Padura, L’homme qui aimait les chiens, traduit de l’espagnol par René Solis et Elena Zayas, Métailié, 672 p., 24 euros. 

-  La solitude en partage, un article de THIERRY LAISNEY (QL n°1034 parue le 16 mars 2011) à propos de PIERRE PACHET, SANS AMOUR, Denoël, 150 p., 13 euros

Pierre Pachet, Sans amour – Prix Roger Caillois 2011

ROMANS, RÉCITS

La solitude en partage, un article de THIERRY LAISNEY (QL n°1034 parue le 16 mars 2011)

Poursuivant la démarche intimiste qui lui est propre, Pierre Pachet reconstitue dans Sans amour des fragments de la vie de femmes qui ont compté pour lui, et auxquelles l’unit aujourd’hui l’expérience de la solitude. 

PIERRE PACHET, SANS AMOUR, Denoël, 150 p., 13 euros

La solitude, celle de l’auteur depuis son veuvage, celle des femmes dont il se souvient ou qu’il croise au square ou ailleurs, la solitude requiert du courage. Pour « continuer à prendre soin de soi » alors que dans la rue on n’est plus regardé qu’avec indifférence, il faut résister à la tentation permanente de l’« à quoi bon », il faut de la vaillance, ne pas se laisser emporter par le poids de chaque geste et de son prolongement exagéré dans une conscience désormais prisonnière d’elle-même. Certaines occupations (thé, cinéma, musée : ce sont les exemples de Pachet) évoquent ces « trains express et spéciaux qui mènent vite à une vieillesse prématurée » dont parle Proust dans Le Temps retrouvéLire la suite

« Émission spéciale Maurice Nadeau » – La Quinzaine des libraires n°6 – Emission du 23 mai 2011

« Émission spéciale Maurice Nadeau »



La Quinzaine littéraire
 en partenariat avec 1001libraires.com présente la 6ème édition de l’émission littéraire “La Quinzaine des libraires”.

À l’occasion du centenaire de Maurice Nadeau, directeur de La Quinzaine littéraire et des Éditions Maurice Nadeau, «la Quinzaine des libraires» vous présente une émission spéciale anniversaire. Hugo Pradelle, accompagné de Maurice Mourier (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire), Pierre Pachet (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire) et Colette Kerber (libraire les Cahiers de Colette) ont évoqué autour d’auteurs et de livres, certains moins connus, l’éditeur, le critique littéraire, l’écrivain exceptionnel qu’a été et reste Maurice Nadeau.

Au sommaire :

Malclom Lowry (voir les archives de La Quinzaine littéraire, Malcolm Lowry, Au-dessous du Volcan – Journal en public , Malcolm Lowry par lui même – Lettres ) : Lire la suite

Lire Arno Schmidt, par Pierre Pachet

Lire Arno Schmidt (QL n°897 parue le 01-04-2005)

Pierre Pachet

Ne racontons pas d’histoires : ce n’est pas facile de lire Arno Schmidt. Claude Riehl fait suivre sa brillante traduction de ce roman paru en 1960 (l’auteur est mort en 1979) d’une dizaine de pages de notes explicatives portant sur des personnages cités, des expressions en russe transcrit, des citations latines, des livres obscurs ; il aurait pu y avoir aussi bien dix fois dix pages de ces notes, en admettant qu’on ait su retrouver l’origine de toutes ces allusions.

Arno Schmidt

On a marché sur la lande. pp 1960 trad. de l’Allemand par Claude Riehl Tristram

Arno Schmidt

Roses et poireau trad. de l’Allemand par Claude Riehl Maurice Nadeau

De plus, une grande partie du texte, rapportant les propos de tante Heete (Hertha, la femme du narrateur Karl, parle elle un allemand à inflexions silésiennes), est écrite en dialecte bas-saxon, que l’audacieux et inventif traducteur français a transposé, à l’aide du Dictionnaire français-picard de René Huvelle, en patois picard, ce qui donne des choses comme ceci (je cite le plus simple) : “Woui ; anl’veuz=lès : qu’on les métiche vite in pô à côteu dou poêle” (il s’agit des souliers ; et Riehl a choisi de conserver en français l’habitude allemande d’utiliser des = à la place des traits d’union). Cependant le fait est là : ça marche. On lit, on suit. Pas tout. Mais l’essentiel. C’est comme si, après quelques pages, on se retrouvait à son grand étonnement capable de lire le Schmidt et le Riehl, ces langues qu’on n’a jamais apprises. Lire la suite

Arno Schmidt, l’art du récit

Arno Schmidt. L’art du récit (QL n°793 parue le 01-10-2000)

Pierre Pachet

Toujours le même plaisir, en lisant des textes d’Arno Schmidt ; une sorte de plaisir égoïste, voire solitaire ; le plaisir d’être tombé sur des merveilles qu’on aurait pu manquer ; lumineuses, sarcastiques, précises. Le plaisir de retrouver, derrière certains de ses personnages (par exemple ici le géomètre-chef Stürenburg), l’écrivain Schmidt lui-même, irascible et inventif ; maître d ‘un art de raconter et de décrire qu’il semble s’être enseigné à lui-même après l’avoir inventé. Oui, avec Schmidt on retrouve le plaisir de la solitude, et son énigme.

Arno Schmidt

Histoires (Trommler beim Zarren) trad. de l’Allemand par Claude Rhiel Tristram

Arno Schmidt

Vaches en demi-deuil (Kühe im Halbtrauer) trad. de l’Allemand par Claude Rhiel Tristram

Mais il faut partager ce plaisir, faire connaître cet écrivain méconnu en France malgré les efforts de plusieurs enthousiastes, comme Maurice Nadeau son premier éditeur, son premier traducteur Jean-Claude Hémery, et à présent Claude Riehl ; il faut essayer de donner à d’autres l’envie d’ouvrir ces livres et de leur donner son attention. Je m’exécute volontiers. Lire la suite

« Émission spéciale Maurice Nadeau » – Quinzaine des libraires – Lundi 23 mai 2011

« Émission spéciale Maurice Nadeau »

« La Quinzaine des libraires », vous convie à son 6ème rendez-vous :

L’enregistrement de l’émission se déroulera le lundi 23 mai 2011 à 19h30, au Centre Wallonie Bruxelles ( 46, Rue Quincampoix (niveau-1) – 75004 Paris).

A l’occasion du centenaire de Maurice Nadeau, directeur de La Quinzaine littéraire et des Éditions Maurice Nadeau, «la Quinzaine des libraires» vous convie à une soirée spéciale anniversaire. Hugo Pradelle, accompagné de collaborateurs de La Quinzaine littéraire célébreront autours d’auteurs et de livres, certains moins connus, l’éditeur, le critique littéraire, l’écrivain, exceptionnel qu’a été et reste Maurice Nadeau.

 Sont invités :

Annie Le Brun (Écrivain, poète et critique littéraire)

Maurice Mourier (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire),

Pierre Pachet (collaborateur et membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire)

Colette Kerber (libraire les Cahiers de Colette)

Au sommaire :

Arno Schmidt, Scènes de la vie d’un faune ( Éditions Julliard « les lettres nouvelles », 1962)

Bruno Schulz, Les boutiques de cannelle (Denoël « Les Lettres Nouvelles », 1974)

Malcolm Lowry, Au – dessous du volcan (Maurice Nadeau « Les lettres nouvelles », 1984)

Varlam Chalamov, Récits de Kolyma (Denoël « Les Lettres Nouvelles », 1969)

Entrée libre dans la limite des places disponibles – Réservation : quinzainelitteraire@gmail.com

Retrouvez plus d’informations sur La Quinzaine des libraires sur le blog de La Quinzaine littéraire (http://laquinzaine.wordpress.com/la-quinzaine-des-libraires/) et sur le site de 1001libraires.com (http://www.1001libraires.com/#magazette4)
Retrouvez toutes les vidéos de La Quinzaine des libraires sur Youtube.com (http://www.youtube.com/user/BenoitLaureau?feature=mhum)
 

D’UNE QUINZAINE À L’AUTRE – Du 15 au 31 mai 2011

D’UNE QUINZAINE À L’AUTRE

La Quinzaine des libraires

L’Association des Amis de La Quinzaine littéraire Vous convie à son 6e rendez-vous le lundi 23 mai 2011 à 19 h 30, au Centre Wallonie-Bruxelles, 46, rue Quincampoix, niveau -1, 75004 Paris. À l’occasion du centenaire de Maurice Nadeau, directeur de La Quinzaine littéraire et des éditions Maurice Nadeau, « la Quinzaine des libraires » vous invite à une soirée spéciale anniversaire. Hugo Pradelle, accompagné des collaborateurs de La Quinzaine littéraire Maurice Mourier et Pierre pachet, de l’écrivain Annie le Brun et de Colette Kerber (librairie Les Cahiers de Colette), célébreront autour d’auteurs et de livres qui ont marqué, et marquent encore, le parcours d’un homme de lettres – éditeur, critique, écrivain – aux dimensions rares. Entrée libre dans la limite des places disponibles. Réservation : quinzainelitteraire@gmail.com

EXPOSITIONS

MICHAL ROVNER ET CLAUDE LE LORRAIN AU LOUVRE Lire la suite

Vendredi 13 mai 2011- IMEC – Un éditeur dans le siècle : Maurice Nadeau

Un éditeur dans le siècle : Maurice Nadeau

En ouverture du Festival Passages de Témoins, L’IMEC vous convie à une rencontre avec Maurice Nadeau, Laure Adler, Fernando Arrabal, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean-Marie G. Le Clézio (sous réserve), Monique Leroux, Dominique Noguez, Paul Otchakovsky-Laurens, Pierre Pachet.

Il est à lui seul un monument de la littérature et de l’édition françaises. Près d’un siècle passé dans l’amour des livres, des écrivains et de la littérature, doublé d’un engagement permanent dans son temps. Éditeur, directeur de revues, critique et écrivain, Maurice Nadeau fêtera ses 100 ans au mois de mai 2011. Pour célébrer ce moment exceptionnel, l’IMEC, le Festival Passages de Témoins accueillent, avec le partenariat de France-Culture, cet immense témoin et acteur de la vie littéraire et rassemblent autour de lui quelques-uns de ceux qu’il a soutenus, publiés ou inspirés.

Programme
18h : Projection du film Maurice Nadeau, révolution et littérature, présenté par le réalisateur Gilles Nadeau
19h30 : Entretien avec Maurice Nadeau par Laure Adler suivi d’une rencontre avec Fernando Arrabal, Georges-Arthur Goldschmidt, Jean-Marie G. Le Clézio (sous réserve), Monique Leroux, Dominique Noguez, Paul Otchakovsky-Laurens, Pierre Pachet. Lire la suite

La Quinzaine n°1034, du 15 au 31 mars

EN PREMIER

Un chantier de démolitions, un article de MONIQUE CHEMILLIER-GENDREAU

L’ÉTAT DÉMANTELÉ, Enquête sur une révolution silencieuse, Sous la direction de Laurent Bonelli et Willy Pelletier, La Découverte/Le Monde diplomatique, 324 p., 20 €

Voilà un ouvrage coup de poing qui, par sa minutie, par la profondeur historique des analyses relatives aux idéologies qui détruisent les bases de la communauté politique, par l’ampleur des champs sociaux analysés, devrait réveiller les citoyens encore inconscients de la situation dans laquelle s’enfonce notre pays.

 

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Les Chroniques de Martin Hirsch

“Secrets de fabrication”, un article de Pierre Pachet

MARTIN HIRSCH CHRONIQUES, Grasset, 320 p., 18 €

Les “Chroniques” de Martin Hirsch, personnage qu’il est difficile de ne pas trouver sympathique tant il semble franc et ouvert, et préoccupé d’agir efficacement pour la réduction des inégalités sociales, apportent un éclairage précieux sur ce qu’est l’action publique dans un monde complexe, au niveau du gouvernement dont il a accepté de faire partie pendant deux ans et demi, à celui des hautes administrations, à celui des divers acteurs sociaux : associations (il a été le président d’Emmaüs- France), syndicats, grandes entreprises, hommes politiques.

Haut fonctionnaire, Martin Hirsch est marqué à gauche. Il a jadis été membre du parti socialiste, sans ne plus désormais se sentir « appartenir » à la gauche ; il a cependant été directeur de cabinet de Bernard Kouchner ministre de la Santé. D’un autre côté : « Je ne me retrouve pas dans une attitude qui préfère l’indignation à l’action. » Précisons : s’indigner sans aucun doute, à condition que cela conduise à agir. Aussi a-t-il accepté la proposition inat- tendue de Nicolas Sarkozy. Celui-ci est élu le 6 mai 2007, les deux hommes se rencontrent deux fois en tête à tête. Sarkozy : « Je souhaite que vous rentriez dans le gouvernement… Si vous entrez au gouvernement, votre RSA, il est voté cet automne et mis en place au 1er janvier… Je vous aime bien mais je ne vous demande pas de m’aimer. » Retrouvez la suite de cet article dans la Quinzaine n°1019

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